vendredi, 23 décembre 2005
Confiture d'oignons
Hier soir, nous avons fait un petit dîner de Noël avec ma coloc (c'est toujours agréable, les cadeaux avant l'heure). On ne voulait pas non plus se baffrer, mais quand même manger un truc qui fasse Noël. Elle a donc dégoté un foie gras dans nos moyens (qui se révéla excellent), et à ma charge de trouver les accompagnements. Comme il est d'usage chez nous, j'ai fait une salade avec un assaisonnement à l'huile de noix et quelques quartiers de pommes. Mais j'avais envie d'un peu plus, et je ne sais pas comment est rentrée dans ma tête l'idée de la confiture d'oignons. Je me rends compte en tapant cette note que j'ai mis une demande sur le forum de Marmiton et que je e suis pas allée voir les réponses !! [...] Voilà. Faudrait quand même pas être impolie alors que le Père Noël passe dans demain soir !
Confiture d'oignons, donc. J'ai toujours bien aimé ce mélange de sucré-acidulé. Mais hier, j'avais des images d'oignons cramés au fond de la casserole, moi pleurant toutes les larmes de mon corps, et ma coloc dépitée. Autant tuer le suspense, rien de tout ça n'est arrivé. Enfin si, moi pleurant toutes les larmes de mon corps ;)
J'ai donc fait un petit tour sur le net, et finalement, j'ai fait un mélange entre cette recette, et celle là. Enfin bref, je m'en suis remise à des valeurs sûres! Il a fallu adapter les quantités puisque j'ai rarement 1kg d'oignons chez moi, et surtout parce que ça aurait fait beaucoup trop pour nous deux! Mais j'ai été très, très, très contente du résultat. J'ai choisi de faire confire les oignons dans un mélange sucre miel, et de les faire baigner dans un mélange de trois vinaigres, framboise, balsamique, Melfor (si, je vous en ai déjà parlé). Ca a été assez facile à faire, finalement, et un accompagnement idéal avec ce foie gras!
Confiture d'oignons aux trois vinaigres
en accompagnement pour deux personnes
Prévoir une heure
- 350g d'oignons grelots et deux grosses échalotes
- une grosse noisette de beurre
- 40g de sucre blanc
- 20g de cassonade
- 20g de miel liquide
- 2cs de vinaigre de framboise
- 2cs de vinaigre balsamique
- 2cs de vinaigre Melfor
- Sel, poivre
- 1 cs de coriandre moulue
Emincer les oignons et les échalotes en rondelles. Je me suis souvenue bien trop tard de mon truc habituel, appris il y a quelques années par un ami : les lunettes de plongée. Là, au bout de trois oignons, je suis allée à la fenêtre, j'avais l'air d'avoir enterré mon poisson rouge, c'était l'horreur. Mais courageusement, je m'y suis remise. Bon, en tout ça a quand même bien pris 20 minutes.
Faire fondre dans une casserole (moi j'en ai prise une avec un fond assez épais) le beurre, le sucre et le miel, puis y ajouter les oignons et les échalotes, à feu très doux. Bien mélanger, couvrir la casserole et laisser revenir 20 minutes : les oignons vont être bien transparents et un poil caramélisés. Si si! Bon, de temps en temps, vous avez le droit d'ouvrir pour voir si tout va bien, et de touiller un peu.
Quand les oignons sont donc bien transparents, on ajoute les vinaigre, la coriandre, on sale et on poivre, et on laisse cuire à découvert jusqu'à ce que le liquide soit entièrement évaporé (environ 20 minutes). Une odeur délicieuse se répand dans tout l'appartement. Mettez votre confiture dans un pot, et sur le rebord de la fenêtre pour refroidir (pas au frigo, malheureux!).
Nous l'avons mangée un peu tiède, avec le foie gras qui fondait doucement dessus, c'était di-vin.
Je vous le redis, alors : Joyeux Noël!
11:50 Publié dans C'est la fête! , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oignons, cuisine, recette, confiture d'oignons, foie gras, Noël
samedi, 10 décembre 2005
Spritzbredle

Miss Lulu m'avait demandé, comme je vous le disais, de raconter mes souvenirs de Noël pour le calendrier de l'Avent qu'elle réalise sur son blog avec la complicité de plusieurs membres de plusieurs blogosphères. Ca a été l'occasion de me plonger un peu dans mes souvenirs. Vous trouverez ma contribution à la date d'aujourd'hui (poussez la porte!). Mais faites de son calendrier le vôtre. Je le redis : j'adore cette idée.
Bref, j'en ai profité pour faire ma première -ever- fournée de petits gâteaux de Noël, les Winachtsbredle dont Anne vous a déjà parlé. A travers son blog, vous découvrez toutes les traditions culinaires alsaciennes de Noël, bien alléchantes!
En ce qui me concerne, j'ai choisi de faire des Spritzbredle (prononcer [chprétz-brédlé]). Ce sont des gâteaux qui ont la forme de longs vermicelles, qu'ont spritze, c'est à dire qu'on les fait sortir d'un appareil spécial (cliquer pour voir la photo de l'appareil en question).
Spritz, c'est un peu éclaboussure en alsacien en fait, et c'est ça, ces biscuits sont de grosses éclaboussures de pâtes. Je revois ma grand-mère en faire. C'est sa recette, piquée à sa copine Mathilde, qui elle-même l'a empruntée à Philippe Schadt, un restaurateur alsacien, et que j'ai moi-même adaptée à mes goûts (un peu de beurre salé pour le petit goût, un peu de sucre roux pour le craquant). Cette recette n'est évidemment pas réalisable si vous n'avez pas le presse biscuits. Néanmoins, vous pouvez très bien faire un gros boudin de cette pâte, la filmer et la mettre au réfrigérateur une demie-heure pour la durcir un peu, puis en couper des tranches fines pour en faire de délicieux sablés.
Spritzbredle
(pour remplir une petite boîte métallique de type palets bretons)
ça prend du temps les enfants... rien que pour apprivoiser la machine
- 1/2 œuf battu (oui, bon, un demi oeuf, hein... normalement la quantité est le double, moi j'en ai pas fait pour toute une famille!)
- 125g de sucre (mi-roux, mi-blanc)
- 150 de beurre (mi-salé, mi-doux)
- 100g de poudre d’amandes
- 125g de maïzena
- 125g de farine
Recette excessivement simple. Préchauffer le four à 180°. Couper le beurre en petits dés pour le ramollir (ne pas le faire fondre!). Puis, mélanger tous les ingrédients. Mettre la pâte dans le bidule à presser les biscuits. En faire des gros vermicelles sur une plaque recouverte d’un papier cuisson. Au four jusqu’à ce que les biscuits soient dorés. Renouveler la fournée. Laissez refroidir une demie-seconde au sortir du four.
Dégustez, avec un bon chocolat chaud, un thé, un café, ou encore mieux, un grand verre de lait bien froid! Pour moi, ça a le goût de l'enfance...
PS : je viens de lire le commentaire d'Estelle qui me demande des photos du marché de Noël. Mmmm... Vais-je affronter les hordes (le mot est faible) de touristes? Bon, allez, si vous êtes sages ;)
15:45 Publié dans Alsace d'abord! , Au four , C'est la fête! , Gourmandises | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (19) | Envoyer cette note
vendredi, 09 décembre 2005
Poêlée de pleurotes toute simple

J'ai été malade toute la semaine, d'un petit moral (les exams approchent à trop grands pas) avec zéro envie de cuisiner. Heureusement que j'ai toujours quelques recettes dans ma manche pour nourrir le blog. Pourtant, hier, tout s'est un peu illuminé : ma gorge a arrêté de me torturer, ma voix est revenue, et sur un plan plus personnel j'ai une note très correcte à un devoir que je pensais avoir loupé, et Julien a (enfin) reçu son paquet cadeau (je commençais à avoir des sueurs froides : quand je vivais en Irlande, un paquet a une fois mis plus d'un mois à arriver, je ne vous dit pas la tête du cake que ma grand-mère y avait glissé).
Et puis j'ai préparé ma contribution au calendrier de l'avent sur le blog de Miss Lulu, que vous lirez dans les jours qui viennent. Je vous engage d'ailleurs à y faire un petit tour chaque jour. D'une, et c'est important, vous apprendrez plein de choses sur les coutumes et traditions de Noël. Et de deux, j'aime beaucoup Miss Lulu, moi. Alors faites moi plaisir et découvrez son calendrier de l'avent : elle a proposé à des blogueurs de décrire leurs traditions de Noël, et elle-même ajoute parfois des petites notes. C'est un très joli, instructif, drôle. un bon moment tous les matins.
Je préparais donc ma contribution (à lire bientôt), quand j'ai eu soudainement envie de cuisiner. Ce qui est bon signe sur mon état psychologique, en général. comme j'avais mangé léger à midi, j'ai fait un dîner sympa pour ma coloc et moi. J'avais vu de très belles pleurotes le matin-même, qui ont fini dans mon panier avec deux cuisses de poulet et un peu de mâche. Je tiens tout de suite à préciser pour les étudiants qui me lisent avec un budget serré et les autres), que nous avons très bien mangé, un repas original et savoureux pour environ 4 euros par personne. C'est donc tout-à-fait possible, pour une occasion spéciale, de changer des champignons de Paris et de se faire plaisir avec un délicieux dîner pour pas très cher. Ce qui est exactement dans la philosophie générale de ce blog, vous le savez.
Comme je fais toujours un peu attention à mon alimentation, j'aurais sans doute du prendre une autre pièce de volaille que des cuisses. Mais en les faisant cuire sans graisse au four, et en ôtant régulièrement la graisse dégagée par la viande qui cuit, ce n'est pas si gras que ça. Avec une petite salade et les champignons, c'est même un repas tout-à-fait équilibré. Et délicieux!
Cuisse de poulet rôtie, poêlée de pleurotes.
pour deux personnes, au four.
Prévoir 45 minutes de cuisson pour les cuisses, le reste se fait pendant ce temps.
- 2 cuisses de poulet (Préférez des cuisses de poulets élevés en plein air, Label Rouge ou bio (ou les deux;). C'est souvent un euro ou deux plus cher, mais d'une la viande est meilleure, et de deux, franchement, la vision de pauvres volailles enfermées dans des cages et nourries de granules, moi, ça me coupe pas seulement l'appétit)
- 400g de pleurotes fraîches coupées en lanières
- 4cs de persil frisé, finement émincé
- 2 gousses d'ail râpé
- Sel, poivre, piment d'espelette, huile d'olive
Allumer le four à 220°. Saler, poivrer et piment d'espeletter chaque côté de la cuisse, et mettre à cuire 45 minutes dans un plat anti-adhésif allant au four (comme ça, pas de matière grasse!) : j'ai pris tout simplement un plat à gâteau. Retourner toutes les dix minutes en ôtant à chaque fois la graisse dégagée par la viande.
Un quart d'heure environ avant la fin du poulet, graisser légèrement d'huile d'olive (au pinceau ou au papier absorbant) une sauteuse, y jeter l'ail et le persil et laisser revenir quelques minutes. Puis ajouter les champignons en lamelles. Ils vont dégager du jus : faire cuire jusqu'à ce que tout le jus soit absorbé, cela prend environ 15 minutes. Ne pas oublier de saler et poivrer.
Nous avons dégusté avec une salade de mâche, c'était vraiment très bon!
15:04 Publié dans Au four , C'est la fête! , Merci pour le porte-monnaie , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 18 octobre 2005
Blog appétit#5 : Carpaccio de thon aux trois poivrons
J'étais tellement contente de participer à la nouvelle édition de Blog appétit!
Je voulais trouver quelque chose dans l'esprit de mon blog : facile à faire, mais goûteux et un peu original! Pour l'originalité, je repasserai peut-être... Nous verrons ça dans les heures qui viennent. En me triturant l'esprit, je me suis rappelée que j'adorais le poisson en carpaccio. Celui de saumon de ma maman est absolument divin! Ma recette était donc facilement trouvée. En ajoutant des poivrons fondants, cela ferait un plat tout-à-fait délicieux!
Un problème se posait à moi, cependant : je n'avais pas envie de poivrons grillés, mais plutôt fondants, qui garderaient bien leur goût. Sur les conseils de ma maman, j'ai donc décidé de les faire cuire à l'eau, tout doucement, afin de les peler.
Dernièr problème : les jeunes filles à ma table n'étaient pas sûres du tout d'aimer le poisson cru! Lucile, ma soeur, Sarah, ma meilleure amie, et Hélène, ma colocataire, me voyaient d'un oeil suspicieux triturer ce poisson... Au final, tout le monde a A-DO-RE. J'en avais fait une toute petite quantité, en entrée, pour ne pas jeter si c'était un flop... Finalement, il en aurait fallu bien plus!
Je vous livre donc ma première recette Blog appétit (applaudissements!!)
Carpaccio de thon aux deux poivrons
Attention : prévoir du temps pour cette recette : les poivrons cuisent doucement pendant une heure, et le plat doit reposer au frais pendant une heure également!
- 1 tranche de steack de thon assez épaisse
- 3 poivrons de couleur différente
- le jus d'un citron
- Huile d'olive, de qualité de préférence
- Fleur de sel, poivre du moulin.
Avant de commencer, mettre le thon au congélateur pour le couper plus facilement.
Laver les poivrons, les couper en quatre, nettoyer les extrémités, enlever les graines, et les mettre à cuire dans l'eau chaude, mais pas bouillante, à feu moyen, pendant une heure.
Une heure plus tard, sortir les poivrons du feu et le thon du congélateur. Pendant que les poivrons refroidissent un peu, nettoyer la tranche de thon : couper les parties trop rouges, enlever l'arête centrale, en faire en bref quatre mini-steacks tout mignons.
Prendre un grand couteau bien aiguisé, et couper le thon en tranches très très fines. Les mettre de côté (réserver, en langage cuisinistique ;))
Peler les poivrons (opération rendue plus facile par la cuisson de ces derniers). En nettoyer les extrémités pour avoir des poivrons tous mignons aussi, (comme Caroline le montre dans cette note). Les couper en fines lanières.
Disposer les ingrédients dans un plat, en rond, en partant du centre. Coeur de poivrons jaunes, autour, lanières de thon, autour, poivron, etc, jusqu'à épuisement des stocks.
Presser sur l'ensemble le jus d'un citron, qui va 'faire cuire' le thon, et le rendre meilleur. Assaisonner d'un filet d'une bonne huile d'olive, saler, poivrer. Et mettre au repos, au frais pendant une heure (ou moins, selon votre goût pour le poisson cru : plus vous attendez, plus le poisson va 'cuire').
Déguster, enfin.
Ca a été plutôt rigolo de faire ce blog-appétit! Vivement le suivant!
06:05 Publié dans C'est la fête! | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie
vendredi, 15 juillet 2005
Joyeux anniversaire!
Hier, c'était mon anniversaire!
Eh oui, j'ai la chance d'être née un jour férié, fête nationale de surcroît. Quand j'étais petite, mon papa me faisait croire que les feux d'artifices étaient pour moi. Désillusion quand j'ai appris que le 14 juillet, c'était autre chose que mon anniversaire...
Nous avons dîné à la Cloche à fromages, un resto absolument génial, je vous disais ça avant-hier. En entrée pour moi, soupe froide de courgettes au curry, cuillère de chèvre frais (surprenant et délicieux), tomates mozza de bufflonne pour Julien (rien à voir avec la Galbani, moi je vous le dit!), dégustation de fromages (un fromage par famille : chèvres, pâtes pressées, lavées, persillées, et trois autres que j'ai oubliées, honte sur moi) et dessert : mousse à la citronnelle pour Julien, sabayon de fruits rouges à la menthe pour moi. Délicieux.
Ce qui est génial dans ce restaurant, c'est la phase d'explication de l'assiette de dégustation de fromages. Le fromager y va de sa petite explication sur la moindre croûte, aucune assiette n'est semblable à l'autre, et les fromages sont d'une qualité gustative exceptionnelle. Hier soir, le fromage lavé au calva a littéralement enflammé nos bouches. Ceux qui hurlent sur le goût trop prononcé de mon bien-aimé munster peuvent aller se rhabiller.
Je n'y vais pas assez souvent (c'est quand même pas donné, et réservé aux occasions), mais c'est une fête à chaque fois.
Puis, après un verre dans un pub du centre, nous avons rejoint des amis pour voir le feu d'artifices, magistral cette année. Je ne peux pas rater un feu d'artifice de 14 Juillet, ça doit être génétique. Il y a deux ans, j'étais jusqu'à en chercher un au plus profond de la campagne. Je suis comme une gamine devant ces couleurs incroyables, et j'adore me sentir en communion avec le reste des spectateurs. Bref, une très belle soirée. Vivement les vacances, que ce soit férié tous les jours!
14:50 Publié dans C'est la fête! | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 13 juillet 2005
Tarte aux pommes à ma façon
Et voilà! J'ai commencé lundi mon stage au Conseil de l'Europe. On m'a donné à faire quelque chose de très intéressant, dans mes cordes, mais confidentiel, bien sûr (ouah! la classe, comme dirait ma soeur).
Ca fait tellement longtemps que je voulais bosser un peu dans une Organisation Internationale, je suis comme une gamine excitée. En plus, demain c'est mon anniversaire, alors je vous dis même pas! Mon amoureux m'emmène dîner dans un resto strasbourgeois que j'aodre : La cloche à fromages. C'est un resto où ils servent des plats à base de fromage, et également des plateaux autour d'un thème, servis par un fromager érudit, et coupés dans la plus grande cloche à fromages du MONDE! eh oui messieurs dames...
Donc comme c'est mon anniversaire, j'ai réuni quelques amis hier dans mon nouvel appartement (où toujours pas d'internet, cela dit). Autour de quelques gâteaux, largement inspirés de recettes Marmiton : tarte poire choco, cake citron-pavot (Pascale, Anne, j'ai pensé à vous), muffins aux pépites, pavés au chocolat de ma maman (les pique-nique bloggeuses se souviennent sans doute), et tarte aux pommes. Je vous livre la recette de cette dernière, largement inspirée des tartes de mon enfance, et qui cadre parfaitement avec ma cuisine étudiante : c'est une recette très économique! Juste un truc. Prenez donc le temps de faire la pâte vous même. Je comprends pour la pâte feuilletée, mais la pâte brisée, c'est tellement meilleur, et tellement plus économique!
Tarte aux pommes à ma façon
Pour la pâte:
300g de farine
150g (même un peu plus, dit ma mamie) de beurre ramolli (sorti trois heures avant du frigo)
une pincée de sel
trois cuillères à soupe de sucre (c'est une pâte sucrée)
un peu d'eau
Pour la garniture :
4 belles pommes (des pink lady, c'est très bien)
un oeuf
deux cuillères à soupe de sucre
20cl de crème fraîche
2 cuillères à soupes bien remplies d'amandes en poudre
un cuillère à café de cannelle.
Préparer la pâte : mélanger la farine, le sucre et le sel, puis le beurre ramolli en petits dés que l'on travaille du bout des doigts pour une texture encore assez effritée. Ajouter de l'eau pour obtenir une pâte lisse. Faire reposer une heure minimum au frigo.
Préchauffer le four à 200° (th.7)
Etaler la pâte, et la placer dans le moule préalablement garni de papier sulfurisé
Couper les pommes en tranches fines, dresser le fond de tarte et placer au four 45 minutes.
Quand la pâte commence à être bien dorée, préparer la mixture suivante:
Battre l'oeuf et le sucre, puis ajouter la crème, les amandes et la cannelle.
Garnir la tarte de ce mélange, en commençant au milieu, et bien répartir.
Baisser la température à 180 degrés (th.6), et laisser cuire encore 15 minutes max.
Bon appétit!
Je n'ai malheureusement pas de photos, faut vraiment que je me remette à en prendre!
Bon, je retourne au boulot...
11:50 Publié dans C'est la fête! , Desserts , Divers | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 14 juin 2005
Boulettes de Boeuf à la Coriandre
Décidément, ce dîner en amoureux n'en finit pas d'alimenter mes notes.
J'adore cuisiner avec des herbes fraîches, mais je me remets trops souvent (à mon goût) au trio ciboulette-persil-basilic.
J'adore les boulettes de viande. Celles de ma mamema (ma grand-mère) étaient magnifiques. En alsacien, on appelle ça des Fleischkechle. Quand on était chez elle le mercredi avec mes cousins, elle en faisait des dizaines, et on se battait : c'était à qui en mangeait le plus. Elle accompagnait ça d'une bonne salade de Gebradeldi (en phonétique (l'alsacien n'est pas une langue écrite: des pommes de terres sautées), dont le goût était inimitable. Aujourd'hui qu'elle n'est plus là, je regrette assez ces tablées familiales ou je mangeais jusqu'à 6 boulettes sans me poser de questions. Car il faut dire que les boulettes de mamema étaient plus des belles boules ;-)...
En feuilletant mon classeur de recettes, j'ai donc retrouvé ces boulettes de boeuf à la coriandre, plus méditerranéenne qu'alsacienne, mais ses ingrédients m'ont fait saliver...
Boulettes de boeuf à la coriandre (d'après Elle n°3073)
Ingrédients (pour 4 personnes, moi j'avais divisé par 2)
500g de steack hachée
2 gros oignons nouveaux
50g d'amandes hachées
2 cuillères à soupe de coriandre cisélée (j'en ai mis beaucoup plus)
1 cuillère à soupe de ras-el-hanout
1 cuillère à soupe de cumin en poudre
3 cuillères à soupe d'huile d'olive
sel, poivre
Peler les oignons
Les râper avec une râpe en utilisant la grille à gros trous, au dessus d'une terrine
Ajouter la coriandre, la viande, le ras-el-hanout, les amandes, le cumin, le sel et le poivre.
c'est-y pas joli? (J'en profit pour vous rappeler de cliquer sur les photos si vous voulez les voir en plus grand)
Bien mélanger (n'hésitez pas à y mettre les doigts, c'est plus efficace et surtout beaucoup plus rigolo. Et notez les doigts de pieds de mon amoureux qui prend la photo!
une fois que c'est bien mélangé, façonner de petites boulettes. Voilà les miennes!
Enfin, faire cuire avec un peu d'huile, à la poële, pendant quelques minutes, en retournant régulièrement.
Et voilà!!
J'ai aimé : le parfum de la coriandre, pendant la préparation, la cuisson et la dégustation...
J'ai moins aimé : prise par la cuisson des crevettes, j'en ai un peu oublié les boulettes dans leur poële. Pour se venger, elles ont été trop sèches. Moralité : les faire vraiment cuire que quelques minutes. Et aussi, sur les conseils de mon ami Grégoire, qui a vécu au maroc et fait des keftas top de chez top (comme dirait papa), rajouter une bonne cuillère de yaourt ou de fromage blanc à la préparation avant cuisson.
18:45 Publié dans C'est la fête! , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 09 juin 2005
Champignons à la Estérelle
Toujours dans la lignée de notre dînette en amoureux, un petit plat très très facile, qui explose dans la bouche, et que nous avons emprunté à Estérelle, et surtout dans son petit ouvrage, Cuisine de fête chic et pas chère, pour 2euros, ce serait bête de se priver!
C'est très facile et très rapide à faire, très bon, Julien a adoré les préparer puis les surveiller, puis les déguster. Il m'a dit qu'il y repenserait pour accompagner leurs sempiternels steacks hachés à lui et son coloc. Victoire, Estelle!
J'ai commencé par suivre à la lettre la recette, et puis finalement...
Par exemple, dans ma famille, on ne brosse pas les champignons, on les pèle. Ca me rappelle d'ailleurs que quand j'habitais en Irlande, j'ai passé les quinze derniers jours chez une amie pour pas payer un loyer (exorbitant) de plus. Quand elle a vu comme je traitais les champignons, elle a éclaté de rire : je renforçais sa thèse selon laquelle les Français en font toujours un peu trop ;-).
Ingrédients pour 6 personnes
12 gros champignons de paris
1/2 citron
1 Boursin au poivre
(je n'avais jamais goûté les Boursins alternatifs, et je pense que je vais tester celui aux figues la prochaine fois)
Préchauffer le four à 210 (th.7)
Couperles pieds des champignons (Estelle dit de les réserver, mais nous les avons jetés... Honte sur nous!)
Peler (ou brosser si vous y tenez) les champignons, et les citronner. La méthode de citronnage que j'ai retenue, après test, c'est de me verser du citron dans l'a main, et de passer le champignon dedans. D'ailleurs, c'est ma seule participation à ce plat, Julien a tout fait tout seul.
Remplir les têtes de champignons de Boursin
Mettre une feuille d'alu dans le fond d'un plat à gratin (ça c'est ce que dit la recette, moi j'ai un peu huilé le fond, Julien n'avait plus d'alu), et enfourner à 210° (7) pour 20 minutes jursqu'à ce que le Boursin ait pris une jolie couleur bronzée...
une fois cuit, ajouter un peu de ciboulette, et dégustez!
Bref, une petite recette bien sympa! On a beaucoup aimé la foce du poivre avec la douceur du champignon (de toutes façons, je suis fan des champignons en général). Moins aimé? Rien! Une recette toute simple...
Qui m'a permis d'ailleurs de faire une découverte majeure!
Vous cuisinières aguerries allez me rire au nez, mais bon... Vaut mieux tard que jamais! Je m'explique : j'ai toujours trouvé particulièrement débit le fait d'avoir deux numérotations pour la température des fours. Eh bien solution magique! Il suffit de multiplier le thermostat par 30 pour obtenir la température. C'est tout bête en fait!
Donc voilà une recette étudiante dans toute sa splendeur. Merci Estérelle!
A propos d'étudiante, je rentre dans la toute dernière ligne droite pour mon mémoire, je le rends après-demain... Donc calme annoncé sur Ma Cuisine étudiante...
10:00 Publié dans C'est la fête! , Merci pour le porte-monnaie , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 04 juin 2005
Tempura de Crevettes au sésame
Ce blog me sert de pauses quand mon mémoire me sort par les trous de nez. Suite des recettes de notre soirée en amoureux de mercredi. Julien m'a interdit formellement de toucher à mon blog pendant ma rédaction de mémoire, mais d'une, j'ai l'esprit de contradiction, et de deux, j'en peux vraiment plus. Tous mes amis (dont le jeune homme en question et ma coloc) sont partis en week-end dans la maison d'un ami (avec piscine), et moi je suis à mon ordinateur. Grrrr. (Maigre) consolation: il fait pas si beau.
Une recette, donc.
Julien adore les crevettes. Sous toutes ses formes. Il a donc flashé sur cette recette dans le livre Tapas et tartines.
La Tempura est une pâte type pâte à beignets,en un peu plus légère (enfin bon, ça reste frit), qui s'accomode également avec des légumes (légèrement cuits au préalable)

Ingrédients
1 jaune d'oeuf
20cl d'eau glacée
200g de farine
400g de crevettes (crues dit la recette, nous avions des cuites, c'était parfait)
3 cuillères à soupe de graines de sésame
huile de friture
sauce soja
Préparer la pâte à tempura : dans un récipient, mélanger légèrement le jaune d'oeuf battu avec l'eau glacée, ajouter la farine en une seule fois puis fouetter léfèrement à la fourchette. Le mélange doit rester grumeleux. Mais bon... Pas trop quand même!!
Décortiquer les crevettes, leur ôter la tête, puis les rouler dans le sésame. Bon, moi ça a plutôt été "renverser le sésame dans le bol des crevettes et mettez-y les doigts!" 
Faire chouffer l'huile dans une friteuse ou une grande casserole (nous n'avions qu'une casserole, attention aux projections!!!)
Une à une, plonger les crevettes dans la pâte à tempura, puis dans l'huile. Laisser une minute, puis placer sur un papier absorbant. Quand elles sont toutes faites, les remettre quelques instants dans l'huile, puis re-papier absorbant.
Ajouter quelques brins de coriandre pour la déco, et déguster avec les doigts et de la sauce soja (hein Miam!!)
Et voilà!!!!
bon, d'accord, la photo est un peu floue, mais à la lumière des bougies, c moins facile (eh oui, l'élu de mon coeur avait préparé, pendant que je suais au-dessus de l'huile, une jolie table romantique...)
J'ai aimé
La pâte à tempura, assez légère
l'alliance sésame/sauce soja/crevettes , asiatique juste ce qu'il faut
J'ai moins aimé
La quantité de pâte préparée : il en restait énormément, on peut diviser les quantités par deux
La consistance de la pâte crue, qui colle aux graines de sésame mais pas à la crevette : un peu galère à manipuler
Et puis, ça reste frit!
Alors, en se basant sur la photo de l'assiette présentée dans le post d'hier, selon vous, quelle sera la recette que je vous ferai découvrir à ma prochaine pause?
15:40 Publié dans C'est la fête! , Petites entrées | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 03 juin 2005
Soupe glacée de melon au basilic
Nous avons commencé par une soupe glacée de melon au basilic, très facile à réaliser.
J'avais très envie de goûter cette recette, trouvée dans un bouquin très sympa: Tapas et tartines, aux editions Hachette Pratique.
Une recette fraîche et légère qui peut être servie dans des petits verres à l'apéro
Ingrédients, pour deux grands verres
Couper le melon en deux, ôter les pépins.
Faire six petites boules de chair de melon (il existe des instruments spéciaux, mais nous avons pris une petite cuillère)
Evider le reste du melon dans un mixeur ou si vous n'avez pas de mixeur, un grand récipient fera l'affaire, pourvu que vous ayez un-machin-à-mixer-pour-les-soupes)
Y ajouter une cuillère à soupe et demie de basilic frais ciselé, et quelques tours de moulin à poivre (moi j'adore ça, donc plusieurs tours)
Mixer, y aller franchement. rectifier l'assaisonnement au cas où, puis placer au frigo le plus longtemps possible.
Sur des piques en bois, piquer boules de mozza et de melon enveloppées de jambom.
Au moment de servir, verser dans des verres, et placer la brochette dessus
Et voilààà!!!
J'ai aimé : tout!!!!! : la soupe est extrêmement crémeuse alors qu'il y a juste du melon et du basilic. C'est très frais, et l'alliance melon/poivre-basilic est vraiment très agréable
La recettes disait d'ajouter un peu de vin cuit type pineau, mais nous n'en avions pas, donc on n'en a pas mis, et c'était vraiment pas grave.
J'ai vraiment beaucoup beaucoup aimé cette recette. A refaire!!
Voilà, je retourne à mon mémoire.
Au prochain épisode : Tempura de crevettes.
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Le dîner aux chandelles
J'ai été un peu prise par mon mémoire, mais juste deux mots en attendant toutes les bonnes recettes!
Nous avons passé une soirée géniale, Julien et moi, à mitonner ce que nous allions manger quelques heures/minutes plus tard...
Voilà un aperçu de l'assiette que nous avons dégustée. Des idées?
A bientôt pour toutes les recettes!
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lundi, 16 mai 2005
Bon anniversaire maman, on va au restaurant!
Samedi soir, on a fêté l'anniversaire de ma maman.

Ca, c'est moi, et ma jolie maman!
On est allé dans un resto de ma ville, où on va depuis que je suis petite, dès qu'on a un petit événement que l'on veut fêter dignement. C'est là-bas qu'on a fêté nombre d'anniversaire, c'est là-bas que ma tante nous a un jour annoncé qu'elle attendait des jumelles... Bref, c'est un resto qu'on adore. C'est l'Agneau. Pourquoi on l'adore? Parce que la cuisine est délicieuse, inventive, raffinée, digne d'un étoilé, mais aux prix d'un resto presque normal.
En fait, pour les étudiants strasbourgeois qui n'ont pas peur de prendre le tram A, direction Illkirch, je le recommande pour les grandes occasions. Bon, nous on a pris à la carte (je faillis donc à mon objectif premier d'économie), donc c'était un peu plus cher, mais ils font tous les mois un menu différent à 30euros, autour d'un ingrédient de saison (en ce moment, l'asperge, avec en entrée, terrine d'asperges bicolore au coulis de citron, par exemple). C'est toujours délicieux, toujours original, et surtout : bien plus copieux que tous les restaus à la mode!!!
En plus, ils font ça 'à l'étoilé' : on a plein de petits trucs à grignoter entre les plats
Je n'ai pas encore le réflexe de prendre des photos pour tout, mais juste pour vous faire saliver, voilà ce que j'ai mangé. Ne vous affolez pas, yen a plein, mais on fête pas des anniversaire tous les ans (ah, on me signale que si, en fait)
- amuse bouche : Crème Chantilly à la pistache -
- pré-pré entrée : crème de maïs chaude et soupe froide de radis au maggi : crème de maïs : étonnant!!! Très très onctueux, ça vous remplit la bouche, c'est magique! (deux cuillères à soupes de chaque, juste pour le goû)
- pré-entrée : nage de cuisses de grenouilles à l'oseille - c'était très trs fin
- entrée (mais ça aurait pu être un plat tellement c'était copieux) : marbré de foie gras (en fait, une terrine pommes reinettes-foie gras), chutney d'abricots, glace aux épices (épices de vin chaud), poire pochée, petite salade aux pommes)
La photo est un peu jaune, il faisait déjà nuit. Mais c'était excellent, quoi qu'un peu trop copieux : une tour de foie gras en moins, ça aurait été suffisant. M'enfin bon, on va quand même pas se plaindre
- plat (enfin!!) : noix de saint jacques aux physalis, poëlée de légumes nouveaux : une sauce aux physalis, étonnant!
- pré-dessert : je me rappelle plus le normal, mais maman en a eu un spécial : fondant (coulant!) au chocolat, granité à la violette, avec une bougie qui crépite (ben oui, je vous rappelle que c'est son anniversaire!) et, en cadeau, Anges et démons (l'an dernier, quand je vivais en Irlande, j'avais lu Da vinci code avant la vague qui avait déferlé sur la France, et je lui avait offert : elle l'avait adoré avant 5 autres millions de Français!)
- et dessert, simple, ananas flanbé (devant nos yeux, c'est toujours très impressionnant)!
Tout ça avec de délicieux vins...
Le restaurant est une affaire de famille : M. Kern est sommelier, sa femme, Martine est en cuisine, mais de moins en moins, elle passe la main à son fils, dont la femme, officie en salle... Tous très gentils!
Donc, de passage dans la région de Strasbourg, pensez à l'Agneau!
A l'Agneau
185, rte de Lyon
67400 Illkirch-Graffenstaden (on ne se moque pas, c'est chez moi!)
03.88.66.06.58
10:50 Publié dans C'est la fête! , Mes bons plans pour sortir | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie















