vendredi, 22 septembre 2006

Escalopes de poulet à la menthe

medium_poulet_menthe.jpg

 

Hélène, ma coloc, est une fille qui réussit plutôt bien dans sa vie : elle vient de décrocher une allocation de recherche, en d'autres termes, elle devient thésarde. En Droits de l'Homme, en plus! Elle a des principes, quoi.

L'autre soir, elle avait invité toute une poignée de doctorants, comme elle (un jour j'expliquerai à ceux qui n'y connaissent rien comment fonctionne le système universitaire français, promis), pour fêter "son alloc", comme on dit. Il y avait là un gros paquet de doctorants juristes, donc, un doctorant économiste, Orianne, également juriste, ma copine Sarah, qui bosse dans la culture, et moi. Autant dire que les deux Sarah, on faisait tache. Non, c'est même pas vrai, c'était une soirée hyper smpa : on a pas parlé que de thèses, de droit et de TD, on a même parlé... de cuisine. Faut dire que j'avais préparé une trentaine de muffins qui ont été engloutis par tout ce petit monde avec beaucoup de gourmandise.

Toujours est-il qu'il y avait là Marie et Sylvain, deux amis (Marie vient également d'obtenir son allocation de thèse, et Sylvain la termine, sa thèse) rencontrés à Sciences Po quand j'étais en première année (ça nous rajeunit pas!). Comme souvent dans les Ecoles, et surtout chez nous, nous avons gardé le contact, alors même que nous n'avons plus jamais été en même temps à l'IEP (un jour, je raconterai à ceux qui n'y connaissent rien comment fonctionnent les IEP). Bref, nous sommes toujours amis, 5 ans après, et Marie (qui suit mon blog), m'a demandé si je pouvais mettre en ligne ce que j'avais fait quand ils étaient venus dîner un soir de cet hiver. Par chance, j'avais pris une photo (pas très bonne, mais quand on a des amis à dîner, on se soucie peu de la photo :).

La voilà, donc. C'est un plat assez fin, qui enjolive et donne du peps à des escalopes de poulet assez banales. Idéal pour un petit dîner en amoureux ou entre amis, si vous avez un peu de temps pour préparer la marinade (à midi pour le soir, par exemple). La recette est tirée d'un chouette bouquin que j'aime beaucoup, Marinades, et où j'avais déjà trouvé ces Aiguillettes de dinde à la cannelle

Marie, c'est pour toi :

Escalopes de poulet à la menthe

pour 4 personnes 10minutes de préparation - le plus de réfrigération possible (une après-midi pour moi, mais 1h c'est déjà pas mal) - 10 minutes de cuisson.

  • 4 escalopes de poulet
pour la marinade
  • 7 belles branches de feuilles de menthe fraîche
  • le jus de 2 citrons verts (pour connaître le truc infaillible pour en recueillir le jus, voyez donc chez Tarzile)
  • le jus d'un citron (bon, là vous savez)
  • 4cs de sauce soja
  • 2 gousses d'ail pelées et écrasées
  • 3cs d'huile d'olive

Effeuiller les branches de menthes, en couper les feuilles en petits morceaux.

Mélanger tous les ingrédients de la marinade dans un plat creux (Idéalement un plat carré, où toutes les escalopes tiennent à plat)

Couper les escalopes de poulet en deux, les placer dans le plat, bien recouvrir de marinade, remuer, filmer.

Placer au frais pour une heure minimum, une après-midi pour moi.

Un peu avant le repas, cuire les escalopes sans matière grasse dans une poêle anti-adhésive. Ajouter le jus de la marinade sur les excalopes pendant la cuisson, doucement, pour qu'elles s'en abreuvent et ne dessèchent pas.

Servir bien chaud, avec pour moi, du riz thaï un peu collant et un yaourt au concombre, ail et menthe (un genre de tzatziki, quoi : recette bientôt!) 

Bon appétit! 

 

 

10:40 Publié dans Cuisines du monde , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

dimanche, 03 septembre 2006

Le taboulé des vacances

medium_taboule.jpg

 

Et oui, les vacances ont une fin. En fait, la fin est arrivée il y a déjà plus d'un mois, mais je me suis aussi accordé une pause bloguesque qui m'a fait du bien, m'a donné le temps de réaliser quelques recettes d'avance, et l'envie de réécrire.
Merci pour tous les commentaires en mon absence, je ne pourrai pas répondre à tout le monde, mais je me rattraperai dans les jours qui viennent.

Pour les nouveaux arrivants, bienvenue sur Ma Cuisine Etudiante : recettes simples et goûteuses pour débutants, étudiants un peu fauchés ou faiblement équipés, ou comment avoir peu de temps, de connaissances et d'argent pour cuisiner, mais éviter les raviolis en boîte :D

Pour reprendre en douceur, je vous propose une chouette recette de taboulé, avec du boulghour, parce que c'est ce qu'on met dans la vraie recette, au Liban, là-bas, plein de persil plat, et un poil d'huile d'olive. A préparer à l'avance, pour que les saveurs se mélangent bien... A déguster au soleil, ou pas... En tout cas, une recette qui change un peu : le boulghour garde un croquant que n'a pas la semoule, et donne une nouvelle saveur au taboulé.

Le taboulé des vacances
30 min de préparation, bien 1h de réfrigération, mais il est meilleur le lendemain

  • 3 verres de boulghour
  • 3 tomates
  • 1/2 concombre
  • 1/2 bouquet de persil plat
  • 1 gousse d'ail
  • 3 cs d'huile d'olive
  • Sel, poivre


Faire cuire le boulghour dans un grand volume d'eau salée, ça prend une dizaine de minutes.

Pendant ce temps, effeuiller le persil, le hacher grossièrement, écraser l'ail, couper les tomates et les concombres en petits dés. Egoutter le boulghour cuit, le passer longuement sous l'eau froide pour le refroidir.

Mélanger l'ensemble des ingrédients dans un saladier, assaisonner à l'huile d'olive, sel, poivre, à votre convenance.

Laisser reposer
une heure minimum. Bon appétit!


PS quand je n'ai pas le temps, un taboulé tout prêt, comme le Tipiak aux herbes, est aussi très bon, j'avoue... Un peu d'eau et hop!

13:25 Publié dans Cuisines du monde , Frais! , Merci pour le porte-monnaie , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ma cuisine étudiante, recettes, taboulé

dimanche, 09 avril 2006

Le repas qui a fait venir le printemps (III) : les scones de Pascale

medium_scones_ok.jpg

Troisième volet du dîner de vendredi soir, qui a fait venir le printemps (voir I et II) : les scones.

Vous avez sans doute tous et toutes une recette qui vous obsède en cuisine, celle que vous ne réussissez pas alors que vous adorez en manger. Moi, ce sont les scones, ces petites douceurs des îles britanniques, que l'on déguste à l'heure du thé avec un peu de confiture, et une bonne tasse de thé. Je les ai découverts en Irlande, quand j'y ai vécu il y a deux ans (presque trois, le temps passe...). Assez à la fin de l'année, d'ailleurs.

Quand Julien est parti en Irlande en septembre, ça a été l'occasion pour moi d'aller le voir assez régulièrement et de redécouvrir ces petits gâteaux. J'y ai vraiment repris goût à ce moment là. Je me rappelle notamment d'un petit salon de thé à North Berwick, lors de notre week-end en Ecosse, où le scone qu'on m'avait servi était à se damner. Depuis, je n'ai eu de cesse que de vouloir en refaire chez moi. J'avais acheté un livre de cuisine irlandaire, et un autre de desserts anglo-saxons, et les trois tests qui en sont sortis ont été catastrophiques. La pâte crue était impossible à travailler car trop collante, puis trop farineuse, les scones cuits étaient touts plats, secs et beaucoup trop denses, la croûte presque dure au lieu d'être croustillante. Trois désastre.

Quand Pascale, que nous connaissons bien dans la blogosphère culinaire, a sorti son petit livre de cuisine, je l'ai donc acheté en espérant bien que sa recette de scones sera la bonne. Une femme mariée à un anglais n'a pas pu lui servir des scones plats et secs depuis leur mariage, me suis-je dit, c'est des recettes testées et approuvées par la Perfide Albion (David, je plaisante ;)) elle-même, elles sont obligatoirement bonnes. Et forcément, forcément, le sort a été rompu! J'ai littéralement satillé de joie devant mon four en voyant les petites merveilles monter doucement (bon, je n'en suis pas très fière, mais quand on a une obsession, hein). La grande différence a été la quantité de liquide. Là ou Pascale ne recommande qu'un verre à liqueur de lait (donc 5 cl à verser en deux fois en fonction de la pâte), les autres recettes allaient jusqu'à 20, 30cl!! Non franchement, ils étaient délicieux. J'ai remplacé le lait préconisé par du lait fermenté, et le sel par une petite cuillère à café de bicarbonate de soude, dont j'aime énormément l'effet qu'il provoque sur la langue.

Comme je le disais à Pascale, qui a apprécié le compliment, ces scones ont réveillé chez moi les souvenirs d'Irlande que je chéris tant. J'y pense en particulier aujourd'hui, où je voudrais tellement y être pour serrer très fort mon amoureux dans ses bras pour lui souhaiter son anniversaire... Bon anniversaire mon petit bout!!

Comme cette recette est vraiment excellente, je vous la mets, mais je vous conseille vraiment d'investir ces malheureux 2,90€ dans ce petit livre très, très utile. Nous connaissons la rigueur de Pascale, et je crois que c'est vraiment un excellent achat. Par exemple, j'ai beaucoup apprécié que les quantités d'ingrédients qu'elle donne fasse exactement le résultat annoncé (soit 12 scones) : je déteste me lancer dans une recette et me retrouver avec des gâteaux par dessus la tete parce que la recette annonce moins que le résultat final! Merci donc!

Les scones parfaits qui ont mis fin à mon obsession, selon Pascale Weeks
pour 12 scones, 15 minutes de préparation, environ 10 minutes de cuisson

Je vous mets les ingrédients et la recette que j'ai utilisés, qui diffèrent un tout petit petit peu de ceux de Pascale (j'ai intégré certains conseils donnés par la dame du coffee shop écossais!)

  • 225g de farine à levure incorporée
  • 1 cc rase de levure chimique
  • 25g de sucre
  • 1cc de bicarbonate de soude
  • 75g de beurre mou
  • 80g de raisins secs
  • 5cl de lait fermenté (j'utilise le lait fermenté alsace lait)
  • 1 bol d'eau bouillante
  • 1 oeuf battu
  • 1 autre oeuf battu avec le reste de lait pour dorer

Préchauffer le four à 220°. Verser les raisins secs dans l'eau chaude pour les faire gonfler. Mélanger la farine, levure, sucre, bicarbonate et beurre avec les doigts, jusqu'à obtenir la consistance d'une chapelure grossière. Ajouter les raisons égouttés, mélanger l'oeuf avec la moitié du lait fermenté, et ajouter. Mélanger jusqu'à faire une boule, la pâte doit être "souple mais pas collante". Si elle est trop sèche, rajouter un peu de lait fermenté. Fariner vorte plan de travail, table, je ne sais quoi, et étaler la boule sur une épaisseur de 1,5 cm à peu près, puis découpez en des cercles de 5cm de diamètre environ, en utilisant un verre si vous n'avez pas d'emporte pièce. Pascale me dit de donner un coup sec d'emporte pièce. Reformer une boule avec les chutes de pâte, et continuer. retourner les cercles sur une plaque recouverte d'un papier sulfurisé, dorer avec le mélange oeuf+lait restant, et au four pour une dizaine de minutes!

Bon, d'accord, ce n'est pas vraiment un plat de printemps ;) Mais ça m'a mis tellement en joie de réussir! Bon dimanche à tout le monde, et surtout, bon anniversaire à mon Julien!

12:50 Publié dans Cuisines du monde , Desserts | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie

mercredi, 22 mars 2006

Steak and ale pie - à ma façon

medium_steak_alepie.jpg

En janvier, vous vous en rappelez peut-être, j'avais passé un grand week-end en Ecosse avec Julien et quelques amis. J'avais adoré Edimbourg, où je retournerai sans doute. C'est une ville assez magique, entre moyen-âge et modernité. Cours intérieures, passages étroits, fenêtres fines d'un côté, et de l'autre, grandes artères où l'on retrouve l'esprit architectural géorgien que l'on voit aussi à Dublin (je compare ce que je peux comparer) : des avenues élégantes aux porches surélevés, surmontées de portes de couleurs vives.

medium_edimbourg.jpg



Bien entendu, nous nous sommes souvent réchauffés dans les pubs, qui sont tout aussi chaleureux qu'en Irlande, et nous y avons goûté moult spécialités culinaires. Pour ma part, j'ai dégusté plusieurs Ploughman's lunch, alléchée par une description que j'avais lue sur le blog de Pascale. C'était délicieux, bien entendu.

A Edimbourg, j'ai aussi retrouvé l'esprit des livres que j'étais en train de lire. Voyez vous, je dévore les romans policiers d'Anne Perry (ed. 10/18), qui se déroulent dans le Londres victorien*. Ses personnages ne se privent pas pour manger, bien ou moins bien, mais souvent des plats simples, traditionnels, anglais. Ce sont ses livres qui m'ont redonné envie des scones, des crumpets, des pickles... Et qui m'ont surtout donné envie de goûter ces pies que les hommes dévorents dans des pubs qui empestent la bière et le tabac. Bref, dans les rues d'Edimbourg, je me suis retrouvée plongée dans une de ses enquêtes, et goûter toutes ces spécialités n'était qu'une question de temps : elles fleurissaient à la carte des pubs!

J'ai donc goûté d'abord une chicken and bacon pie, tandis que Julien testait la steak and ale pie. Le lendemain, vice-versa. Ces tourtes (car finalement ce sont des tourtes) étaient délicieuses. Croustillantes, parfumées, miam! Evidemment (et comme souvent quand je lui suggère un plat), mon amoureux a adoré, et m'en a redemandé, triste de ne pas les retrouver de retour à Dublin.

Il est rentré en France pour ses vacances dimanche, et j'avais très envie de tester cette spécialité pour l'accueillir... J'ai un peu improvisé en fonction des ingrédients que j'avais, et surtout de l'envie de moelleux et de tendresse qui avait manqué à certaines des pies que nous avions goûtées. Une pâte croustillante, une farce viandeuse avec une bonne sauce parfumée à la bière (pas d'authentique ale, mais de la Jenlain ambrée), quelques légumes... C'était une réussite. Bien entendu, la recette demande du temps, puisqu'il faut faire mijoter la viande 3 heures!

Steak and Ale pie à ma façon

pour 6 tourtes individuelles - compter 1 tourte et une bonne salade, avec éventuellement quelques petits pois pour l'accompagnement, et ça fait un repas tout-à-fait correct. Les grosses faims se resserviront ;)
Je les ai faites sur une journée, pour prendre le temps. Mais il vous faudra : 30 min de préparation + 3h de cuisson + 1h de préparation + 30 minutes de cuisson... Quand même!!
!!! Cette recette est ma variante, délicieuse mais pas très orthodoxe!
Matériel spécifique : 6 moules à tartelettes

  • 600g de viande de boeuf à braiser, coupée en dés
  • 1 et demi bloc de pâte feuilletée (j'ai pris de la Roger Roposte fraîche, qui s'est très bien comportée)
  • 3 carottes
  • 3 petites pommes de terres
  • 1 gros oignon
  • 100g de lardons
  • 150ml d'eau + un grand verre
  • 150 ml de bière
  • 2 cs de maïzena
  • Sel, poivre, huile d'olive
  • 2 jaunes d'oeufs


Dans une grande casserole (à fond assez épais de préférence), faire revenir l'oignon émincé et les lardons. Quand les oignons sont transparents, ajouter les dés de viande, et les faire brunir sur chaque face. Saler et poivrer généreusement.
Laisser griller quelques minutes, et ajouter les légumes coupés en dés. Quand la viande commence à faire du jus, mettre les 150 ml d'eau et la bière à frémir dans une petite casserole. Arrêter le feu sous la casserole, et mélanger la maïzena dans le verre d'eau froide. Puis ajouter ce mélange à l'eau+bière. Attention, ça mousse ;)
Recouvrir la viande de ce liquide. ça recouvre pas? Bah, un peu plus de bière, ça fera de mal à personne!

Laisser mijoter bien trois heures. Arrêter le feu, laisser refroidir. Normalement, la sauce a bien réduit.

Etaler la pâte, et y découper six cercles d'un diamètre supérieur de 5cm au diamètre de vos moules à tartelettes, et six cercles du même diamètre.

Garnir les moules des grands cercles, bien remplir de viande et de sauce, puis recouvrir chaque tartelette du petit cercle. Puis froncer les bords de pâte en les repliant doucement. Enfin, faire un petit trou au sommet pour laisser sortir la vapeur. Moi, j'avais utilisé de petits emporte pièces, mais le trou s'est avéré trop grand, j'ai du reboucher ;) . Dorer au jaune d'oeuf, puis enfourner à 180°, jusque'à ce que la pâte ait bien levé, bien feuilleté, bien doré. C'est prêt!

Personnellement, j'ai cuit ces pies à l'avance et je les ai réchauffées à four chaud trois quart d'heure avant de passer à table. Avec une salade bien assaisonnée, c'était dé-li-cieux. Quand on dit que les îles anglaises ont quelques petites choses à nous apprendre dans la cuisine ;)





* Anne Perry a écrit plusieurs séries policières dont les séries de Charlotte et Thomas Pitt et de William Monk sont les plus connues. Elle décrit une Angleterre victorienne partagée entre l'opulence de ses classes aisées et la misère crasse du peuple, en passant par une enquête policière passionnante, documentée, et souvent un peu perverse. Ce sont des romans très, très bons, et tout-à-fait addictifs! A découvrir. Je viens de finir son dernier titre paru, le deuxième tome d'une nouvelle série qui se déroule pendant la Première Guerre mondiale. Elle habite au nord d'Inverness, en Ecosse donc, et j'aurais bien voulu la croiser quandy sommes passés!

17:35 Publié dans Au four , Cuisines du monde , Découvertes | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note