samedi, 08 avril 2006

Le repas qui a fait venir le printemps (II) : la tartine de fèves de Sophie

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Je vous disais donc hier que j'avais commencé le printemps avec une petite salade très sympathique. En guise d'apéritif, j'avais grignoté une tartine délicieuse, dont j'ai pompé l'idée sans vergogne à Sophie, dont j'aime beaucoup les recettes (comme elle est diététicienne, vous pouvez être sûr(e)s que question équilibre, c'est parfait!) En plus, je ne vous apprendrai ni ne vous rappelerai quoi que ce soit, puisqu'elle l'a publiée hier! Je vous propose donc de vous rendre à ce lien pour y décourvir la recette originale!

Moi, j'ai simplement ôté la cosse des fèves, choisi de faire sans persil, mais avec beurre salé et poivre du moulin, après avoir coupé les fèges en long ou en large. J'ai été si surprise par le goût très délicat de la fève crue, alliée à la simplicité d'une belle tranche de pain beurré, que je pense sérieusement servir cette tartine en entrée dès que j'ai des invités! Merci Sophie pour cette découverte!

19:35 Publié dans Découvertes , En toute légèreté! , Petites entrées , Rapido , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

mercredi, 22 mars 2006

Steak and ale pie - à ma façon

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En janvier, vous vous en rappelez peut-être, j'avais passé un grand week-end en Ecosse avec Julien et quelques amis. J'avais adoré Edimbourg, où je retournerai sans doute. C'est une ville assez magique, entre moyen-âge et modernité. Cours intérieures, passages étroits, fenêtres fines d'un côté, et de l'autre, grandes artères où l'on retrouve l'esprit architectural géorgien que l'on voit aussi à Dublin (je compare ce que je peux comparer) : des avenues élégantes aux porches surélevés, surmontées de portes de couleurs vives.

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Bien entendu, nous nous sommes souvent réchauffés dans les pubs, qui sont tout aussi chaleureux qu'en Irlande, et nous y avons goûté moult spécialités culinaires. Pour ma part, j'ai dégusté plusieurs Ploughman's lunch, alléchée par une description que j'avais lue sur le blog de Pascale. C'était délicieux, bien entendu.

A Edimbourg, j'ai aussi retrouvé l'esprit des livres que j'étais en train de lire. Voyez vous, je dévore les romans policiers d'Anne Perry (ed. 10/18), qui se déroulent dans le Londres victorien*. Ses personnages ne se privent pas pour manger, bien ou moins bien, mais souvent des plats simples, traditionnels, anglais. Ce sont ses livres qui m'ont redonné envie des scones, des crumpets, des pickles... Et qui m'ont surtout donné envie de goûter ces pies que les hommes dévorents dans des pubs qui empestent la bière et le tabac. Bref, dans les rues d'Edimbourg, je me suis retrouvée plongée dans une de ses enquêtes, et goûter toutes ces spécialités n'était qu'une question de temps : elles fleurissaient à la carte des pubs!

J'ai donc goûté d'abord une chicken and bacon pie, tandis que Julien testait la steak and ale pie. Le lendemain, vice-versa. Ces tourtes (car finalement ce sont des tourtes) étaient délicieuses. Croustillantes, parfumées, miam! Evidemment (et comme souvent quand je lui suggère un plat), mon amoureux a adoré, et m'en a redemandé, triste de ne pas les retrouver de retour à Dublin.

Il est rentré en France pour ses vacances dimanche, et j'avais très envie de tester cette spécialité pour l'accueillir... J'ai un peu improvisé en fonction des ingrédients que j'avais, et surtout de l'envie de moelleux et de tendresse qui avait manqué à certaines des pies que nous avions goûtées. Une pâte croustillante, une farce viandeuse avec une bonne sauce parfumée à la bière (pas d'authentique ale, mais de la Jenlain ambrée), quelques légumes... C'était une réussite. Bien entendu, la recette demande du temps, puisqu'il faut faire mijoter la viande 3 heures!

Steak and Ale pie à ma façon

pour 6 tourtes individuelles - compter 1 tourte et une bonne salade, avec éventuellement quelques petits pois pour l'accompagnement, et ça fait un repas tout-à-fait correct. Les grosses faims se resserviront ;)
Je les ai faites sur une journée, pour prendre le temps. Mais il vous faudra : 30 min de préparation + 3h de cuisson + 1h de préparation + 30 minutes de cuisson... Quand même!!
!!! Cette recette est ma variante, délicieuse mais pas très orthodoxe!
Matériel spécifique : 6 moules à tartelettes

  • 600g de viande de boeuf à braiser, coupée en dés
  • 1 et demi bloc de pâte feuilletée (j'ai pris de la Roger Roposte fraîche, qui s'est très bien comportée)
  • 3 carottes
  • 3 petites pommes de terres
  • 1 gros oignon
  • 100g de lardons
  • 150ml d'eau + un grand verre
  • 150 ml de bière
  • 2 cs de maïzena
  • Sel, poivre, huile d'olive
  • 2 jaunes d'oeufs


Dans une grande casserole (à fond assez épais de préférence), faire revenir l'oignon émincé et les lardons. Quand les oignons sont transparents, ajouter les dés de viande, et les faire brunir sur chaque face. Saler et poivrer généreusement.
Laisser griller quelques minutes, et ajouter les légumes coupés en dés. Quand la viande commence à faire du jus, mettre les 150 ml d'eau et la bière à frémir dans une petite casserole. Arrêter le feu sous la casserole, et mélanger la maïzena dans le verre d'eau froide. Puis ajouter ce mélange à l'eau+bière. Attention, ça mousse ;)
Recouvrir la viande de ce liquide. ça recouvre pas? Bah, un peu plus de bière, ça fera de mal à personne!

Laisser mijoter bien trois heures. Arrêter le feu, laisser refroidir. Normalement, la sauce a bien réduit.

Etaler la pâte, et y découper six cercles d'un diamètre supérieur de 5cm au diamètre de vos moules à tartelettes, et six cercles du même diamètre.

Garnir les moules des grands cercles, bien remplir de viande et de sauce, puis recouvrir chaque tartelette du petit cercle. Puis froncer les bords de pâte en les repliant doucement. Enfin, faire un petit trou au sommet pour laisser sortir la vapeur. Moi, j'avais utilisé de petits emporte pièces, mais le trou s'est avéré trop grand, j'ai du reboucher ;) . Dorer au jaune d'oeuf, puis enfourner à 180°, jusque'à ce que la pâte ait bien levé, bien feuilleté, bien doré. C'est prêt!

Personnellement, j'ai cuit ces pies à l'avance et je les ai réchauffées à four chaud trois quart d'heure avant de passer à table. Avec une salade bien assaisonnée, c'était dé-li-cieux. Quand on dit que les îles anglaises ont quelques petites choses à nous apprendre dans la cuisine ;)





* Anne Perry a écrit plusieurs séries policières dont les séries de Charlotte et Thomas Pitt et de William Monk sont les plus connues. Elle décrit une Angleterre victorienne partagée entre l'opulence de ses classes aisées et la misère crasse du peuple, en passant par une enquête policière passionnante, documentée, et souvent un peu perverse. Ce sont des romans très, très bons, et tout-à-fait addictifs! A découvrir. Je viens de finir son dernier titre paru, le deuxième tome d'une nouvelle série qui se déroule pendant la Première Guerre mondiale. Elle habite au nord d'Inverness, en Ecosse donc, et j'aurais bien voulu la croiser quandy sommes passés!

17:35 Publié dans Au four , Cuisines du monde , Découvertes | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

mercredi, 08 février 2006

Mes premiers sushis!

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Ces derniers temps, j'ai été prise d'une frénésie asiatique : j'ai envie de tester des goûts nouveaux. Mais je trouvais les produits définitivement trop chers dans mes magasins habituels. Or, hier soir, on m'a rappelé qu'il Y avait un Paris Store à Strasbourg! Comment est-ce que ça avait pu me sortir de l'esprit?? J'y suis donc allée cet après midi, avec la résolution de trouver les ingrédients nécessaires à la fabrication de mes premiers sushis : algues nori, riz japonais, vinaigre à sushis, wasabi... J'ai flâné dans les rayons une bonne heure, trouvé encore deux/trois autres petites choses, pour un prix vraiment très, très raisonnable.

Je crois me souvenir que quelqu'un d'autre sur la blogosphère a fait ses premiers sushis cette semaine, et je m'excuse de la redite, mais ça a été une découverte si formidable que je m'empresse de la partager avec vous! J'avais passé du temps chez Cléa pour bien intégrer de déroulement des opérations, et finalement, je m'en suis très bien sortie je crois! C'était léger,original et délicieux, exactement le goût un peu sucré auquel je m'attendais. J'ai donc suivi les indications ici et , pour parvenir au résultat que vous voyez en photo. J'ai été étonnée de la facilité de la réalisation qui, si on suit à la lettre les conseils de Cléa, ne présente vraiment aucune difficulté particulière. A part tout manger! La prochaine fois, je réduirai les proportions : pour deux c'est vraiment trop. Mais je me lèche déjà les babines en pensant à mon déjeuner de demain!

Je vous laisse découvrir le mode opératoire chez Cléa, et vous donne simplement les variations de mes makis :

Avec les quantités de riz indiqués par Cléa (deux verres), et sept algues nori, j'ai fait :

  • deux rouleau concombre soja wasabi (avec deux bâtonnets de concombre, quelques pousses de soja, une pointe de couteau de wasabi, mais petite, la pointe, hein! sinon...)
  • deux rouleaux "thon en boîte - 1 cs fromage blanc 0% - 1 cs sésame - 1 cc huile sésame - 1 pointe couteau wasabi" salade
  • deux rouleaux concombre surimi wasabi (surimi coupé en lanières)
  • un rouleau sésame concombre thon

Nous n'en avons même pas mangé la moitié! Mais c'était délicieux, avec un peu de sauce soja, quelques lanières de gingembre mariné, une pointe de wasabi en plus, et un bon thé vert! Je suis vraiment ravie de cette expérience : c'est facile, original, délicieux, et léger! La prochaine fois, j'essaierai peut-être de tenter les sushis avec du poisson frais.

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Et hop! le repas pour deux!

J'en profite pour remercier mon oncle et ma tante pour leur joli cadeau de Noël, qui a bien vite trouvé une utilité! 

21:40 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie, sushis, maki, wasabi

jeudi, 19 janvier 2006

100ème note : une découverte : le chou romanesco

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Et voila... Ce blog n'a même pas fêté ses un an que je publie la centième note... C'est fou comme le temps passe vite. Je me revois découvrant la blogosphère culinaire, les flux RSS, ayant l'idée, tout doucement, d'ouvrir le mien... Je me revois me débattre avec le code pour en faire un espace joli et gai, apprécier les premiers commentaires, les mails, et surtout, je me rends compte de l'ouverture qui s'est produite dans ma cuisine!

Par ouverture, je veux dire que pour le blog, j'ai testé de nouvelles choses, découvert des saveurs, acheté pour la première fois certains aliments. Je me rends compte que j'ai considérablement élargi la palette de mes plats, et que je refais désormais rarement deux fois la même chose à moins de quelques semaines de distance. C'est une richesse qui me plaît beaucoup, un aspect du blog auquel je ne m'attendais pas et que j'apprécie particulièrement.

Une découverte, par exemple, que ce chou romanesco! Je ne pensais pas que les légumes pouvaient être aussi jolis. Quand je l'ai vu celui-là, si beau, si gros, je n'ai pas pu m'empêcher de le mettre dans mon panier. Certes, il est un poil plus cher que ses confrères choux-fleurs et brocolis. Mais franchement, une fois de temps en temps, l'écart d'un euro se justifie rien que par le plaisir des yeux. Ma coloc, qui accepte sans broncher mes expériences photographiques avant de manger, s'est quand meme demandée ce qui me passait par la tête : j'ai du prendre au moins... allez... une bonne quinzaine de photos. Je pensais en faire une nouvelle bannière, et puis j'ai vu celle du nouveau petit brocolis illustré (oui bon, nouveau quand j'ai pris les photos)... Tant pis!

j'ai cuisiné ce chou magnifique de la manière la plus simple qui soit, pour en respecter la couleur franche et les arômes que j'espérais délicats : à la vapeur. Et ça a été magnifique. Tellement plus fin que le chou-fleur, j'ai cru y trouver un petit goût de noisette... On a donc dégusté cette petite merveille avec deux pavés de poisson blanc, légèrement saupoudrés de farine pour le croustillant, salés, poivrés et piment d'espelettés, avec un peu de coriandre sur le dessus. Un délice. La preuve, la photo est floue : je ne voulais pas attendre, pour une fois ;)

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Les examens enfin finis, je pars profiter quelques jours de mon amoureux. Pendant ce temps, en cadeau de 100ème note, je vous laisse les clés du blog! Dans les commentaires, j'aimerais que vous me disiez quelle a été votre plus belle découverte culinaire des six derniers mois, toutes catégories confondues (restaurants, produits, rencontres...) J'espère bien découvrir en rentrant une pléthore d'idées pour mes 100 prochaines notes !

Ah oui! Branchez vous donc sur Europe 1, dimanche vers 11h... Je dis ça, je dis pas grand chose...

01:35 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note