mercredi, 20 septembre 2006

Panna Cotta aux mûres

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Ca y est! J'ai récupéré ma connexion internet. Au passage, je ne remercie pas France Télécom, ni Orange. Bref, je retourne à mon blog.

Dans les mails que je reçois, on me demande souvent de proposer des recettes sans four. C'est vrai que les étudiants n'en ont pas souvent, et que moi-même, depuis que j'en ai un, j'en profite énormément. Alors pour changer, je vous propose une recette de panna cotta, cette crème cuite italienne : un dessert très fin, déclinable à l'infini, simple comme tout, et qui nécessite pour tout matériel une plaque de cuisson et un frigo! Avec la recette de base (crème+lait+sucre+gélatine), on peut accomoder tout ce qui passe par la tête, changer les saveurs, ajouter des épices, utiliser tous les fruits de saison! C'est un dessert simplissime, et qui fait toujours son petit effet. La seule contrainte est de le préparer assez en avance pour que la crème fige bien. Idéalement, je la fais la veille pour le lendemain, mais 2/3heures devraient suffire, pourvu que vous fassiez assez refroidir la crème avant de la mettre au frigo.

Je sais que la saison des mûres est passée, celles-ci provenaient du jardin de ma grand-mère, elles étaient bien sucrées... Un délice! Mais vous pouvez faire la même chose avec tous les fruits, mêmes surgelés!

Panna Cotta aux mûres

pour 6 ramequins - 15 min de préparation, 3h minimum de repos

Base 

  • 25cl de crème (je prends en général de la crème de soja, pour un petit goût de noisette et moins de calories :)
  • 25cl de lait
  • 3 feuilles de gélatine
  • 60g de sucre 

Et avec ça...

  • 2 grosses poignées de mûres, plus 5 belles mûres par ramequin 

 

Dans une casserole, faire chauffer la crème, le lait et le sucre jusqu'à frémissement.

Tremper les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide.

Ecraser dans une passoire les fruits (ou mixer si vous avez la chance d'avoir un mixer), recueillir le jus, et jeter les petites graines.

Ajouter le jus au liquide dans la casserole.

Retirer la casserole du feu. Retirer les feuilles de gélatine de l'eau, bien les essorer, et les plonger dans la casserole, en mélangeant bien le liquide et les feuilles. Il ne doit plus rester de morceaux de gélatine (sinon c'est crapi). 

Verser le liquide dans les ramequins ou les verres, ajouter les fruits laissés de côté, laisser refroidir quelques minutes.

Placer au frigo le plus longtemps possible. La crème est bien prise quand elle ne bouge plus si vous penchez le verre.

 

Bon appétit!! 

 

23:50 Publié dans Desserts | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ma cuisine étudiante, recettes, panna cotta, mûres

dimanche, 11 juin 2006

La délicieuse double tarte au citron

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Comme d'autres blogueuses, je suis une grande fan de desserts citronnés. Je me rappelle d'un livre de cuisine pour enfants (Les Délices au lait, de Nathalie Roques), qui proposait une recette de tarte au citron que j'aimais bien, mais qui avait une fâcheuse tendance à couler. Non, moi ce que j'aime, c'est la tarte au citron crémeuse mais bien acide, avec une pâte sablée croustillante. Pas forcément de meringue. Mais que tout se tienne bien, qu'elle soit douce et piquante. Je n'avais pas encore trouvé la recette qui me convenait le mieux.

De plus, contrairement à la maxime désormais célèbre sur les blogs, "Pour un fan de citron, il existe un fan de chocolat", qui implique une passion exclusive, moi, je suis une fan de citron et de chocolat. Et j'avais comme le sentiment que les deux devaient bien se marier...

Ces derniers mois, je cherchais donc des idées pour former ma tarte au citron à moi, et plusieurs aides se sont postées sur mon chemin. D'abord, j'ai acquis en Irlande un livre dont je vous ai déjà parlé, Home Baked (qui existe désormais en France sous le titre Gâteaux simplissimes, chez Marabout). Dans ce livre, une Lemon tart me faisait de l'oeil. Il s'agissait d'une tarte au citron dont la garniture était un espèce de flan. Mais juste après, j'ai acheté le petit livre de Pascale et tenté le Lemon Curd. Miam! Je me disais juste qu'une tarte entière au Lemon Curd serait trop riche, peut-être un peu écoeurante.

Et puis doucement a germé l'idée d'une tarte au citron à la double garniture, flan dessous, Lemon Curd dessus, et à la pâte sablée au chocolat. En prenant deçi-delà, j'ai finalement fait une tarte au citron délicieuse. Très riche, certes, mais définitivement la meilleure que j'aie jamais mangée. Un peu prétentieux? Oui, bon, j'avoue... Mais je l'ai servie à la fête des mères, et pour que ma maman me dise la même chose, et que ma grand-mère me demande la recette... Non franchement, la recette est un peu longue, mais elle vaut vraiment, vraiment le coup.

Je me demande si j'aurai le droit d'entrer dans le club des fanatiques de desserts citronnés après ça...

Tarte délicieuse au double citron
pour huit personnes. Temps de préparation : prévoir trois heures du début à la fin.

Pour la pâte sablée

  • 185g de farine
  • 40g de sucre glace
  • 30g de poudre d'amande
  • 125g de beurre froid coupé en petits morceaux
  • 1 jaune d'oeuf
  • 3cs de chocolat amer en poudre


Pour le flan au citron (couche du dessous)

  • le jus et le zeste de trois citrons
  • 5 oeufs
  • 165g de sucre en poudre ou moins si on aime très citronné
  • 250ml de crème épaisse légère


Pour le Lemon Curd (couche du dessus)

  • le jus et le zeste de deux citrons
  • 150g de sucre
  • 4 oeufs battus
  • 75g de beurre mou en dés.


1. Préparer la pâte sablée
Mélanger tous les ingrédients de la pâte sauf le jaune et le chocolat. Quand tout est bien homogène, ajouter le jaune et le chocolat, travailler jusqu'à ce que la pâte soit bien lisse, en faire une boule, filmer et placer au frais pour 30 minutes.

2. Préparer le Lemon Curd
Pendant ce temps, mélanger dans un saladier en verre tous les ingrédients du Lemon Curd. Poser le saladier sur une casserole d'eau frémissante sans que le fond touche l'eau. Mélanger de temps en temps, puis constamment dès que le mélange est chaud. Je vous conseille de vous munir d'une chaise et d'un bon bouquin! Quand le Lemon Curd a la consistance d'une crème épaisse, retirer du feu et réserver.

3. Garnir le plat à tarte.
Etaler la pâte sablée entre deux feuilles de papier cuisson : cette astuce permet de travailler facilement la pâte, très friable. Garnir le plat à tarte, et réserver au frais 30 minutes. Préchauffer le four à 180°C.

4. Préparer le flan au citron
Mélanger tous les ingrédients. Réserver.

5. Cuisson
Cuire la pâte à blanc pendant 20 minutes (avec des haricots secs ou du riz pour ne pas qu'elle gonfle), puis pendant 10 minutes toute seule. Verser ensuite le flan sur la pâte, et remettre au four jusqu'à ce que la crème soit cuite (qu'elle ne tremble plus, quoi...).

Laisser refroidir la tarte, puis répartir le Lemon Curd sur le dessus. Garnir avec une fine tranche de citron et deux fines tranches de kiwi. Laisser au frais pendant une nuit au moins.

 

Bien évidemment, tout a été mangé avant que je ne puisse prendre une photo. En multipliant les proportions par 1,5, vous ferez également 6 tartelettes en plus. 



J'en profite pour vous remercier tous de vos félicitations pour mes exams!

 

 

17:15 Publié dans Desserts | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tarte au citron, Lemon Curd, flan au citron, Home Baked, Cookies, muffins and Co, Ma cuisine étudiante

dimanche, 09 avril 2006

Le repas qui a fait venir le printemps (III) : les scones de Pascale

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Troisième volet du dîner de vendredi soir, qui a fait venir le printemps (voir I et II) : les scones.

Vous avez sans doute tous et toutes une recette qui vous obsède en cuisine, celle que vous ne réussissez pas alors que vous adorez en manger. Moi, ce sont les scones, ces petites douceurs des îles britanniques, que l'on déguste à l'heure du thé avec un peu de confiture, et une bonne tasse de thé. Je les ai découverts en Irlande, quand j'y ai vécu il y a deux ans (presque trois, le temps passe...). Assez à la fin de l'année, d'ailleurs.

Quand Julien est parti en Irlande en septembre, ça a été l'occasion pour moi d'aller le voir assez régulièrement et de redécouvrir ces petits gâteaux. J'y ai vraiment repris goût à ce moment là. Je me rappelle notamment d'un petit salon de thé à North Berwick, lors de notre week-end en Ecosse, où le scone qu'on m'avait servi était à se damner. Depuis, je n'ai eu de cesse que de vouloir en refaire chez moi. J'avais acheté un livre de cuisine irlandaire, et un autre de desserts anglo-saxons, et les trois tests qui en sont sortis ont été catastrophiques. La pâte crue était impossible à travailler car trop collante, puis trop farineuse, les scones cuits étaient touts plats, secs et beaucoup trop denses, la croûte presque dure au lieu d'être croustillante. Trois désastre.

Quand Pascale, que nous connaissons bien dans la blogosphère culinaire, a sorti son petit livre de cuisine, je l'ai donc acheté en espérant bien que sa recette de scones sera la bonne. Une femme mariée à un anglais n'a pas pu lui servir des scones plats et secs depuis leur mariage, me suis-je dit, c'est des recettes testées et approuvées par la Perfide Albion (David, je plaisante ;)) elle-même, elles sont obligatoirement bonnes. Et forcément, forcément, le sort a été rompu! J'ai littéralement satillé de joie devant mon four en voyant les petites merveilles monter doucement (bon, je n'en suis pas très fière, mais quand on a une obsession, hein). La grande différence a été la quantité de liquide. Là ou Pascale ne recommande qu'un verre à liqueur de lait (donc 5 cl à verser en deux fois en fonction de la pâte), les autres recettes allaient jusqu'à 20, 30cl!! Non franchement, ils étaient délicieux. J'ai remplacé le lait préconisé par du lait fermenté, et le sel par une petite cuillère à café de bicarbonate de soude, dont j'aime énormément l'effet qu'il provoque sur la langue.

Comme je le disais à Pascale, qui a apprécié le compliment, ces scones ont réveillé chez moi les souvenirs d'Irlande que je chéris tant. J'y pense en particulier aujourd'hui, où je voudrais tellement y être pour serrer très fort mon amoureux dans ses bras pour lui souhaiter son anniversaire... Bon anniversaire mon petit bout!!

Comme cette recette est vraiment excellente, je vous la mets, mais je vous conseille vraiment d'investir ces malheureux 2,90€ dans ce petit livre très, très utile. Nous connaissons la rigueur de Pascale, et je crois que c'est vraiment un excellent achat. Par exemple, j'ai beaucoup apprécié que les quantités d'ingrédients qu'elle donne fasse exactement le résultat annoncé (soit 12 scones) : je déteste me lancer dans une recette et me retrouver avec des gâteaux par dessus la tete parce que la recette annonce moins que le résultat final! Merci donc!

Les scones parfaits qui ont mis fin à mon obsession, selon Pascale Weeks
pour 12 scones, 15 minutes de préparation, environ 10 minutes de cuisson

Je vous mets les ingrédients et la recette que j'ai utilisés, qui diffèrent un tout petit petit peu de ceux de Pascale (j'ai intégré certains conseils donnés par la dame du coffee shop écossais!)

  • 225g de farine à levure incorporée
  • 1 cc rase de levure chimique
  • 25g de sucre
  • 1cc de bicarbonate de soude
  • 75g de beurre mou
  • 80g de raisins secs
  • 5cl de lait fermenté (j'utilise le lait fermenté alsace lait)
  • 1 bol d'eau bouillante
  • 1 oeuf battu
  • 1 autre oeuf battu avec le reste de lait pour dorer

Préchauffer le four à 220°. Verser les raisins secs dans l'eau chaude pour les faire gonfler. Mélanger la farine, levure, sucre, bicarbonate et beurre avec les doigts, jusqu'à obtenir la consistance d'une chapelure grossière. Ajouter les raisons égouttés, mélanger l'oeuf avec la moitié du lait fermenté, et ajouter. Mélanger jusqu'à faire une boule, la pâte doit être "souple mais pas collante". Si elle est trop sèche, rajouter un peu de lait fermenté. Fariner vorte plan de travail, table, je ne sais quoi, et étaler la boule sur une épaisseur de 1,5 cm à peu près, puis découpez en des cercles de 5cm de diamètre environ, en utilisant un verre si vous n'avez pas d'emporte pièce. Pascale me dit de donner un coup sec d'emporte pièce. Reformer une boule avec les chutes de pâte, et continuer. retourner les cercles sur une plaque recouverte d'un papier sulfurisé, dorer avec le mélange oeuf+lait restant, et au four pour une dizaine de minutes!

Bon, d'accord, ce n'est pas vraiment un plat de printemps ;) Mais ça m'a mis tellement en joie de réussir! Bon dimanche à tout le monde, et surtout, bon anniversaire à mon Julien!

12:50 Publié dans Cuisines du monde , Desserts | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie

mercredi, 05 avril 2006

Tarte fine à la framboise

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Que de sucre ces derniers temps dans ma cuisine étudiante! C'est marrant, alors que j'ai longtemps préféré les encas salés, je me découvre une sweet tooth, comme disent les anglais. C'est aussi sympa, et je m'amuse beaucoup. J'ai acheté le livre de Pascale l'autre jour, et je dois dire que je ronge mo frein pour en essayer quelques recettes. J'espère notamment que je réussirai enfin des scones tels que je les mange en Irlande, aulieu de mes pathétiques tentatives. Les scones sont pour l'instant mon seul vrai échec, et je leur en veux!

Bref. Le jour où Julien est rentré d'Irlande et où nous avions dégusté la steak and ale pie, il faisait un grand beau de printemps, quelques 15 degrés chatouillaient doucement les rues de Strasbourg... Et il me fallait un dessert léger après le dîner assez consistant. Aujourd'hui, il pleut et mon amoureux et reparti vers son exil irlandais. Je vous livre quand même ce petit dessert qui nous a ravi il y a deux semaines, donc. L'association de la pomme et de la framboise est vraiment délicieuse. Il me restait des chutes de pâte feuilletée de la tourte, cette tarte fine a donc été faite en à peine plus de temps qu'il ne faut pour le dire!

Tarte fine pommes framboise
Préparation : 15minutes Cuisson: 30minutes

  • Un cercle de pâte feuilletée et quelques chutes
  • 1 poignée de framboises fraîches ou surgelées pour le décor
  • 2cs de confiture de framboise
  • 2 grosses pommes
  • 1 jaune d'oeuf

Couper un cercle de pâte feuilletée de la taille intérieure de votre moule à tarte (que les parois ne soient donc pas recouvertes de pâte). Etaler la confiture sur le fond, puis disposer les tranches de pommes. Décorer des chutes de pâte feuilletée en torsades, de quelques framboises. Dorer les torsades au jaune d'oeuf, et enfourner pour environ une demie-heure à 180°. Facile, non?

15:35 Publié dans Desserts | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

lundi, 06 mars 2006

La folie des ustensiles de cuisine (I): Les muffins

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Je m'excuse encore de mes notes assez espacées ces derniers temps, mais j'ai favorisé un peu ma vie hors-blog ;)... J'ai notamment passé le week-end dernier dans la capitale en visite chez ma meilleure amie (et j'en ai profité pour en voir deux autres très chères). Et je ne sais pas trop ce qui m'a pris ces derniers temps, mais lors de mes pérégrinations dublinoises et parisiennes, j'ai acheté quelques ustensiles de cuisine qui me faisaient envie depuis très longtemps : un vrai moule à muffins (et tout plein de caissettes en papier), des cuillères pour mesurer les fameux tsp et tbsp anglais, un verre mesureur de cups, et deux petits cercles à pâtisserie qui vont me servir aussi pour du salé, je pense... Je suis donc arrivée à Paris vendredi avec une fournée de muffins framboise/chocolat blanc/citron (un peu comme Tarzile, oui! Les grands esprits...) qui ont ravi mes copines, et donné un coup d'envoi idéal à ce week-end girlie.

J'avais adapté la recette de la recette de muffins de base d'un livre génial trouvé à Dublin, Home Baked, qui était destiné à satisfaire ma soif de pâtisseries anglo-saxonnes. Je n'avais pas encore appris la sortie du livre de Scally, à cette époque.
J'ai donc très vite essayé la recette de muffins de base, et cette association framboise/chocolat blanc/citron, soufflée par la carte du resto végétarien dublinois Cornucopia, m'a tellement plu que je les ai déjà faits trois fois! Malheureusement, chaque fois, ils ont été mangés si vite que mon appareil n'a pu les immortaliser. Je vous livre donc la recette de base de ces muffins, et deux variantes... Et la photo est celle de la variante chocolat, donc.

Le principe des muffins est simple, finalement : on fait un mélange sec (avec la farine, le beurre, le sucre), et un mélange mouillé (avec le lait ou le lait fermenté, l(es) oeuf(s)). Et au moment de mélanger les deux, on ne touille surtout pas comme une malade pour en faire un mélange homogène, au contraire : plus ce sera grumeleux et bizarre d'aspect, meilleur c'est! Le deuxième secret, je crois, c'est de bien aérer le mélange sec quand on mélange sucre et farine, et le beurre mou : comme pour la pâte à crumble, on y va avec les doigts, jusqu'à ce que ça ressemble à de la chapelure fine, en soulevant bien le mélange à chaque fois, pour faire entrer de l'air. Une fois que vous savez ça (et qu'on maîtrise la température de son four, clin d'oeil perso), ça va tout seul.

Bien sûr, il vous faudra un moule à muffin, et des caissettes en papier si vous ne voulez pas nettoyer le moule pendant une heure. Ou si, comme moi, vous considérez que le décollage du papier collé au muffin représente un des petits plaisirs culinaires absolument indispensables.

Muffins
15 minutes de préparation, environ 20 minutes de cuisson. Pour 6 muffins.
Les plus avisés d'entre vous auront noté que je vous ai déjà proposé une recette de muffins, ceux de ma copine Marion. Les muffins faits par Marion sont délicieux, mais je ne suis jamais vraiment parvenue au même résultat qu'elle...

Mélange sec

  • 150g de farine avec levure intégrée (ou 150g de farine normale plus 1/2 sachet de levure)
  • 60g de beurre mou en dés
  • 75g de sucre

Mélange mouillé

  • 125 ml de babeurre ou de lait fermenté. (J'utilise le lait fermenté Alsace Lait, mais vous en trouverez sous la marque Elben, et même Leader Price en fait, en vente dans les Franprix parisiens aussi. Vous pouvez utiliser du Lait Ribot en Bretagne, ou ajouter 10 cl de jus de citron à votre lait normal. Le lait fermenté apporte une légèreté délicieuse aux petites pâtisseries)
  • 1 oeuf

Garniture

  • Version chocolat : 100g de chocolat noir en tablette, grossièrement hâché au couteau
  • Version framboises : 100g de framboises fraîches ou surgelées, 100 de chocolat blanc en tablette, grossièrement hâché au couteau, et le zeste d'un demi-citron.

Allumez votre four à 180°. Mélanger bien le mélange sec de son côté, avec les doigts, jusqu'à ce que cela ressemble à une chapelure fine. Ajouter les éléments secs de la garniture (chocolat, citron, framboises fraîches), et mélanger encore.

Mélanger les ingrédients liquides entre eux, puis ajouter le mélange liquide (et les élements humides de la garniture : framboises surgelées) au mélange sec, et littéralement en trois coups de cuillère à pot, mélanger les deux mélanges pour obtenir une pâte irrégulière et grumeleuse.

Garnir un moule à muffins de caissettes en papier, les remplir aux 2/3 et même un peu plus, et enfourner pour 20 minutes environ. Les muffins sont cuits quand ils sont bien dorés, que le haut du muffins est un peu dur, et que la pointe du couteau ressort sèche (pas facile quand vous avez mis beaucoup de chocolat!!)

Dé-gus-tez. Camille, Vigdis, Sarah, et Ivan ont goûté, et ont apprécié! Merci pour le week-end!

Kitchen Complements
Chatham House
Chatham St
Dublin 2
Ireland

La Bovida
36, rue Montmartre
75001 Paris
01 42 36 09 99


20:43 Publié dans Desserts | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

samedi, 31 décembre 2005

Iles flottantes

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J'ai toujours adoré les îles flottantes. Ma grand-mère maternelle en fait des époustouflantes (et je pèse mes mots), avec une crème au caramel onctueuse au point qu'on ne peut plus vraiment la qualifier de liquide. Elle sait que c'est le dessert qui me fait plaisir en toute occasion. Maintenant que j'y pense, je ne l'ai jamais vue faire. Et maintenant que j'y pense, je ne sais pas quel est son secret pour une crème si délicieuse, et sans aucun grumeau!

Car vous en conviendrez avec moi : s'il est absolument incomparable de faire sa crème anglaise soi-même, la cuisson est une épreuve, que je passe une fois sur deux en moyenne. Je me rappelle avoir fait ce dessert quand j'avais proposé à quelques amis dublinois un dîner à la française (en français dans le texte) quand je vivais en Irlande, et une de mes amies qui avait assisté à la cuisson des oeufs en neige avait été très impressionnée (alors que c'est quand même très simple finalement)... Mais j'avais réussi la cuisson de la crème. Cette fois, elle était juste assez cuite pour ne pas avoir de grumeaux, mais juste trop pour que je puisse lécher le fond de la casserole. Un dé-li-ce!

Bref. Je passe sur les astuces de cuisson : je considère personnellement que quand la crème nappe la cuillère, c'est parfait. En général, un coup de langue bien administré confirme cette impression.

Passons donc sur la cuisson de la crème, et abordons cette grande première dans ma vie de cuisinière : le caramel! Je voulais faire un joli décor avec une louche huilée retournée. Pour la cuisson du sucre, j'ai suivi toutes les instructions trouvées sur le net, dans les livres de pâtisserie... J'étais pas très sûre de moi, mais j'ai attendu patiemment que le sucre dore... Une fois à la bonne température, j'ai arrêté la cuisson en plongeant le cul de la casserole dans un baind d'eau froide. Tant et si bien que le caramel a durci sur le coup! Annihilant toute tentative de décor en fil de caramel... J'ai fini par le passer au rouleau à pâtisserie, pour en faire des éclats, qui se sont révélés délicieux, finalement... Si quelqu'un a une idée des raisons de mon ratage...

En attendant, je conseille le dessert pour les étudiants qui veulent en jeter plein la vue à leurs invités. Les ingrédients sont peu chers (à part la gousse de vanille, facultative) et faciles à trouver, la réalisation très simple, pour un résultat toujours, toujours apprécié. Ca demande juste un peu de temps...

Iles flottantes
Pour 4 personnes

Pour les oeufs en neige :

  • 5 blancs d'oeufs
  • 50 cl de lait
  • 20g de sucre
Pour la crème anglaise :
  • 5 jaunes d'oeufs
  • 50cl de lait (le reste de ce qui a poché les blancs, à compléter)
  • 1 gousse de vanille
  • 110g de sucre en poudre

Pour le caramel

  • 100g de sucre
  • 3 cs d'eau

Monter les blancs d'oeufs en neige avec le sucre, jusqu'à ce qu'ils soient très fermes. Faire chauffer le lait dans une grande casserole, à feu très doux. Moi j'utilise une grande casserole à bords bas. Quand le lait est chaud, façonner de grosses quenelles de blanc d'oeuf avec une cuillère à soupe, et les faire pocher dans le lait. On en pose trois à la fois sur le lait, 30 sec sur chaque face. Laisser reposer sur un torchon propre.

Filtrer le lait avec une passoire fine, et en rajouter pour revenir aux 50 cl de base. Remettre à chauffer le lait, à feu très doux. Inciser la gousse de vanille en deux, puis en recueillir les graines avec la pointe d'un couteau. Prendre le temps d'en humer le parfum de soleil. Mélanger les graines au lait.

Battre les jaunes d'oeufs avec le sucre, longtemps, longtemps, jusqu'à ce que le mélange soit bien blanc, et bien épais. Y ajouter doucement le lait chaud en mélangeant en même temps. Bien mélanger, puis remettre sur le feu très, très doux, en remuant constamment, jusqu'à ce que la sauce épaississe et que, en passant le doigt sur la cuillère nappée de crème, la trace laissée par le doigt ne se referme pas. Faire bien attention aux grumeaux! En cas de grumeaux, on peut soit (ma maman l'a fait un jour devant moi), tout mettre dans une bouteille vide et secouer vigoureusement, ou passer la crème.

Laissez refroidir la crème : elle se déguste froide.

Avant de servir, faire le caramel. Moi, je l'ai raté, donc je m'abstiendrai de tout conseil!

Servir, et déguster!

Sur ce, je vous souhaite de bien fêter cette dernière journée de l'année,
et d'accueillir la nouvelle avec le sourire.

A l'année prochaine!

01:55 Publié dans Desserts | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (1) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie, Cuisine, Ma cuisine étudiante, îles flottantes, dessert, recette, recipe, desert, cooking

mercredi, 14 décembre 2005

Bouchées légères coco-raisins

 

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Quand on fait attention à sa ligne en prévision des fêtes, c'est un peu frustrant de ne pas avoir le droit de succomber à des délices sucrés, et autres gourmandises. Du coup, j'ai recherché activement des desserts "légers" sur la blogosphère. Et comme de bien ententu, c'est Cléa qui avait la solution!

J'avais envie d'un peu de transgression, donc j'ai enlevé les fruits rouges de la recette (c'est aussi une question de prix, cela dit), que j'ai remplacés par un verre à moutarde de raisons secs qui avaient bu un peu de rhum le temps de préparer la pâte, et quatre cuillères à soupes de noix de coco râpée. Coupé en bouchées comme je l'ai servi, c'était délicieux! 

Merci Cléa pour ce moment de douceur!

La recette originale ici.

 

15:54 Publié dans Desserts , En toute légèreté! , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : noix de coco, gâteau, fromage blanc, raisons, ma cuisine étudiante, recette

mercredi, 07 décembre 2005

Smoothie banane-kiwi

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Quand je vivais en Irlande, je me régalais souvent de jus de fruits frais mixés ou de smoothies(lien en anglais, désolée...), qui sont des boissons faites de fruits frais mixés avec un peu de yaourt, glacé ou non, et/ou de miel. Toutes les combinaisons de fruits sont possibles, il y a des stands partout. Pour ceux qui vivent en Irlande, (suivez mon regard) ou qui y vont, je conseille principalement les smoothie bars du O'Brien's de Westmoreland Street, et surtout celui au fond du St Stephen's Green shopping center. La minute de pub étant passée, je vais vous dire pourquoi j'adorais ces boissons. Elles sont fraîches, saines, faites à la demande. Quand on a bu un grand smoothie, c'est comme si on avait mangé, tellement les fruits sont présents, et donnent au breuvage une épaisseur bienvenue (un peu comme la Guinness en fait, mais en sain).

Il faut tenter de choisir les bons fruits, cela dit. Eviter la pastèque ou le melon par exemple (expérience vécue), qui donneront un aspect "jus de fruit à l'eau" pour lequel ça ne vaut pas le coup de payer le prix d'un smoothie.

D'ailleurs, le prix, tiens. Pourquoi payer plus? Alors qu'il n'y a rien de plus facile que de faire un smoothie soi-même, pourvu qu'on ai un robot ou un mixeur, ou plus implement, comme moi, une tige pour la soupe! Solution idéale quand on se rend compte que son pays adoré n'a pas encore adopté cette mode (à Dublin, il y a des smoothie bars partout!)... Aaah... ma chère Irlande...

Bref.

Smoothie banane kiwi
pour deux petits verres ou un grand
matériel spécifique : quoi que ce soit qui mixe

  • 2 yaourts nature 0%
  • 1 banane coupée en rondelles fines
  • 2 kiwis coupés en rondelles fines

Jeter le yaourt, la banane et un kiwi dans un récipient. Mixez. Encore! Allez, encore un peu. Voilà. Pour faire joli et parce que c'est trop facile sinon, faites donc une chtite déco avec les rondelles qui restent... Bon appétit!

PS : ya des jours, on a pas envie de faire compliqué. Vous avez des jours comme ça, vous?

12:05 Publié dans Desserts , En toute légèreté! , Gourmandises , Merci pour le porte-monnaie , Rapido , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

jeudi, 17 novembre 2005

Gâteau miel huile d'olive - Ou comment j'ai cru avoir raté un gâteau en fait délicieux.

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Hier soir, après avoir passé ma journée à mon bureau (pas drôle), j'ai eu envie de faire un petit gâteau, rien de compliqué, mais du neuf. J'ai pris comme base mon gâteau au yaourt, et regardé ce que j'avais dans la cuisine. Pas de yaourt. Ca commençait mal. Heureusement, des petits fromages blancs individuels allaient me sauver!

Après regardé quelques blogs, j'ai donc décidé d'adapter ma recette de gâteau au yaourt en remplacant l'huile par de l'huile d'olive et en subsituant du miel à une partie du sucre, pour un goût un peu... oriental. J'ai choisi une excellente huile d'olive, rapportée de Provence par mes parents en cadeau. C'est une huile tellement bonne, tellement parfumée que je ne l'utilise jamais pour la cuisson : uniquement pour les salades, et les grandes occasions, c'est-à-dire quand je veux sentir vraiment le goût de l'huile. Parfait pour ce gâteau, donc.

Je fais donc la recette, cuit le gâteau, le laisse refroidir, et, conformément à mon habitude de gourmande, j'en coupe une tranchette quand il est encore un peu chaud pour moi et ma coloc. J'ai été très déçue : le goût de l'huile était beaucoup trop présent à mon goût, presque écoeurant. Pas pour la coloc, qui a beaucoup aimé, mais moi, vraiment, j'ai considéré ça comme un raté. En vérifiant, je me suis rendue compte que j'avais mis un pot d'huile entier (!!!!!) au lieu d'un demi. La messe était dite.

Et puis ce matin, j'ai reconsidéré mon avis. Je m'en suis coupée une tranche pour le petit dej, et là! Ouah! Le goût de l'huile d'olive et du miel sont beaucoup plus subtils, on a l'impression d'avoir une pâtisserie orientale sous forme de cake dans la bouche. C'est moelleux, parfumé, délicieux. Je pense simplement que le gâteau doit refroidir pour perdre le goût un peu écoeurant de l'huile.

Une recette que je vous conseille, donc.

Gâteau miel-huile d'olive 

  • 1 sachet de levure
  • 1 pot de fromage blanc 0%
  • 1 pot d'huile d'olive
  • 2 pots de sucre
  • 3 pots de farine
  • 4 cs de miel liquide (environ)
  • 2 oeufs
  • une lichette de rhum ou un zeste de citron

Battre le fromage blanc, les oeufs, le sucre et le miel. Ajouter l'huile (je conseille donc d'en prendre une bonne, ou le résultat ne sera peut-être pas aussi fin. mais au fond, j'en sais rien). Puis la farine et la levure, et enfin, un bouchon de rhum ambré (vraiment facultatif).

Au four 45 minutes à 180°. Laissez reposer jusquà refroidissement total.

A déguster avec une bonne tasse de thé bien parfumé... en faisant son commentaire d'arrêt :(

Huile d'olive Grand Mas du Roy
Pierre et Michelle Chabert
9, route d'Avignon
13440 Cabannes
04 90 95 20 12

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mercredi, 12 octobre 2005

Tarte aux figues et aux pignons

medium_tarte_figues.jpg

J'aime bien utiliser les produits de saison, et coup de chance pour moi au début de l'automne, j'adore les figues.

Or, ma coloc a invité une amie pour le week-end, et j'avais envie de faire un peu de pâtisserie pour le dessert, quand un flash m'a traversé l'esprit. Je me suis soudain rappelé d'une recette de tarte aux figues que j'avais lue cet été dans un magazine, mais impossible de la retrouver, même en cherchant partout. Il me semble que cette recette était dans un Avantages du mois dernier ou du mois d'avant, mais j'ai dû le jeter dans un accès d'inconscience. Si quelqu'un l'a gardé...

Mais en feuilletant mes magazines à la recherche de cette fameuse recette, j'en ai trouvé une similaire, dans un supplément cuisine d'un magazine Elle de cet été, aussi. Cette recette combine un peu tout ce que j'aime dans une tarte : des fruits et des amandes ;). En plus, elle est très rapide à faire, puisque j'ai pu la réaliser entre deux heures de cours (compter 15 minutes de préparation et une demie-heure de cuisson).

Avant de vous donner la recette, deux messages personnels (chose que je fais rarement, vous le savez, mais là, je me le permets, juste aujourd'hui). D'abord un coucou à mon papa qui sera content d'avoir un truc à lire en allumant son ordinateur ;), et surtout un autre coucou à mon petit bout tout loin, perdu sans son ordi tout cassé. Je pense à toi très très fort...

Passons aux choses culinaires... Les proportions sont un peu changées... et j'ai pris du sucre roux.

Tarte aux figues et aux pignons
(Recettes coups de coeur de l'été - supplément Elle été 2005)

  • un rouleau de pâte feuilletée
  • 8 figues pas trop dures
  • 26 g de beurre en noisettes
  • 3 cs de sucre roux
  • 50g de pignons
pour la crème d'amandes
  • 100g de poudre d'amandes
  • 1 oeuf
  • 50g de beurre
  • 70g de sucre

Allumer le four à 210°.

Préparer la crème d'amandes : Faire fondre le beurre et le laisser un peu refroidir. Battre bien l'oeuf et le sucre, puis ajouter les amandes et le beurre fondu.

Couper les figues en quartiers, dérouler la pâte dans un moule à tarte, étaler le mélange d'amandes au fond, y placer les figues un peu anarchiquement, c'est plus joli. Parsemer de noisettes de beurre, de pignons et de sucre.

Enfourner.

Plus simple, c'est bien difficile, non? Ne vous inquiétez pas si vous avez l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de crème, elle va gonfler à la cuisson.

A part ça, j'ai passé un week-end très sympa chez des amis, et y ai fait des classiques de Ma cuisine étudiante : les feuilletés au chèvre (auxquels j'ai rajouté une lamelle de figue fraîche), deux crumbles pommes-myrtilles, et un moelleux au chocolat de Jacqueline (merci Esterelle, la page de ton bouquin devient considérablement couverte de chocolat, blancs et jaunes d'oeufs, taches de beurre...). Et bien, grand succès, tout le monde a apprécié. cela dit, ce fut un dîner plus que sympa, mais pas léger : feuilletés en apéro, gratin de creusets en plat (pas exécuté par votre serviteuse, mais par l'hôte), et les desserts : nous avons du finir avec quelques digestifs!


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jeudi, 06 octobre 2005

Mon goûter!

medium_gateauyaourt.jpg

Après le cheesecake, revenons à des basiques. Amis étudiants, vous qui connaissez le creux au milieu de la nuit en train de préparer un boulot, amis travailleurs, vous qui de même, ne vous précipitez plus sur une cochonnerie sucrée, pleine de mauvais sucres, de graisses, et de plein de E128 (ah non, ça c un formulaire de la Sécu). Bref, pensez simple, pensez bon.

Franchement, qui préfère un mars à une bonne tranche de gâteau, avec une tasse de thé/café/(remplacez par votre excitant préféré)?. Sauf que, eh oui, faire un gâteau, c'est long, ca fait faire de la vaisselle, faut attendre que ça refroidisse... Mouais. Non franchement, le seul inconvénient des gâteaux, c'est que sans four on peut pas en faire. Alors je m'excuse d'avance pour tous ceux qui n'ont pas de four, mais moi je suis tellement contente d'en avoir un que je n'arrête pas de l'utiliser... Même (et surtout) pour faire des grands classiques de la cuisine, tels le ... gâteau au yaourt!

d'une simplicité exemplaire, d'une rapidité de même, le gâteau au yaourt, c le goûter idéal. Et voilà la recette!

Mon gâteau au yaourt marbré

(au four)

  • 1/2 sachet de levure
  • 1 pot de yaourt
  • 1/2 pot d'huile
  • 2 pots de sucre
  • 3 pots de farine
  • 3 oeufs
  • 4cs de Banania ou autre chocolat en poudre
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • une lichette de rhum ou un zeste de citron

Battre les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse

Mélanger tous les autres ingrédients dans l'ordre (sauf le chocolat). Mettre 1/3 environ de la pâte dans un autre récipient, ajouter le chocolat, mélanger. Dans un moule beurré, mettre une couche de pâte nature, la pâte choco, recouvrir avec la pâte nature. Faire cuire à 180° pendant 30 minutes.

PS : j'ai reçu aujourd'hui un courrier d'une de mes lectrices... Merci Clémentine, si tu savais ce que ça m'a fait plaisir! A tout bientôt!

MàJ : la photo ci-dessus est celle d'un gâteau fait cet été. Ce soir, j'en ai fait un avec un yaourt à la figue qui traînait dans mon frigo. Et honnêtement, c'est délicieux aussi avec un yaourt aromatisé! Il n'a pas monté autant qu'il aurait dû, mais ma coloc et moi nous nous sommes régalées!

 

medium_gateau_yaourt2.jpg
 

 

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dimanche, 02 octobre 2005

Mon premier cheesecake - une réussite!

medium_cheesecake_dehaut.jpg


(vous pouvez cliquer sur toutes les photos pour les agrandir)

Cet été, je suis tombée en arrêt devant le livre Cheesecake de Keda Black, dans la collection Marabout.
J’ai découvert les cheesecake en seconde. Quand j’ai eu (enfin) l’autorisation de sortir du lycée pour acheter à manger (et ne plus aller au self), je passais parfois chez Marks&Spencer, et j’y prenais un cheesecake en dessert. Marks et Spencer a fermé, et puis, j’ai un peu oublié le cheesecake. Jusqu’à mon arrivée en Irlande, où mon affection s’est transformée en passion, tout simplement. Mais je n’avais jamais osé en faire un moi-même : par un principe stupide, ça me semblait pas assez traditionnel, je pensais ne pas maîtriser la cuisson, et la base en biscuits restait un mystère. Et puis, je n’avais pas encore ouvert ce blog.
Quand, cet été, à la Fnac de Belfort… La révélation.

En épluchant les recettes les unes après les autres, je salivais d’envie ! Sauf qu’un cheesecake, appris-je, doit obligatoirement reposer au frais, au moins 12h. Et moi, je n’avais qu’un petit frigo ! Or, la semaine dernière, on m’en a offert un grand ! Oui Estelle, moi aussi, j’ai un nouveau frigo ! Bref, le petit étant intégré à ma cuisine, je le garde, et hier au soir, il a eu sa première mission d’importance : garder le cheesecake !

Avant de commencer, quelques précisions : cette recette est la plus ambitieuse à ce jour dans Ma cuisine étudiante..., ou, en tout cas, celle pour laquelle j’avais le plus d’attentes. J’ai donc procédé dans l’ordre, en suivant méthodiquement les instructions. J’ai dû augmenter les proportions, mon plat étant plus grand que celui préconisé. Et je crois que le secret, c’est la patience. La préparation de la crème est très facile, mais il faut prendre son temps, choisir la position la plus basse du batteur, incorporer les ingrédients un par un. La cuisson est facile à respecter, mais assez longue. Et le repos du gâteau est sans aucun doute la phase la plus difficile !!! Attendre plus de douze heures ! C’est pourquoi je conseille définitivement de faire le gâteau la veille au soir pour le lendemain. La nuit, on dort, c’est plus facile de résister !

Précisions culinaires maintenant. J’ai fait ma base de cheesecake avec un mélange Sprits-Bastogne (miam miammedium_cheesecake_cremegoldessa.jpg miam!!!), et j’ai pris, dans un essentiel souci d’économie (une cuisine étudiante avant tout), du fromage frais chez Lidl (crème Goldessa, voir photo), plutôt du Saint Morêt ou tout autre fromage plus courant. A titre indicatif, le fromage Lidl m’a couté 89cts pour 200g (soit 4,45 au kg) à comparer avec le Saint Morêt (12,4 au kg), ou même le fromage Atac (6,60 le kg). Economie plutôt substancielle, non ? Résultat, le gâteau m’a coûté, en tout, à peu près 8 euros.

Bref, maintenant que la période de repos est passée, que nous avons goûté, franchement, je peux vous le dire, c'est une réussite. Pas loin d'être le meilleur cheesecake que j'aie jamais mangé. Honnêtement. Le goût du citron était très fin, la crème riche sans être écoeurante, et la base de biscuit est restée bien craquante. Vraiment, un délice qui a fait l'unanimité.

Bon, assez parloté, je vous donne ma recette (base dans le livre, proportions changées)

medium_cheesecake_cote.jpg

Cheesecake à la new-yorkaise

pour un moule à charnière de 30cm de diamètre, 6 à 8 personnes.

La base

  • 250g de biscuits sablés (pour moi, moitié Bastognes, moitié Sprits)
  • 100g de beurre fondu

La crème

  • 1kg de fromage frais type Saint-Morêt (mais en moins cher de préférence)
  • 150g de sucre
  • 2cs rases de farine
  • le zeste finement râpé d'un citron
  • 1cc d'extrait de vanille
  • 3 oeufs + 2 jaunes
  • 150g de crème fraîche épaisse légère

La garniture

  • 1 citron

Avant-propos

Découpez dans du papier sulfurisé deux bandes de 8cm de large environ. Beurrer les bords du moule, et y faire coller les bandes. Préchauffer le four à 180°.

Préparation de la base

Dans un saladier, écraser les biscuits à la main. Les réduire en une poudre pas trop fine, avec des morceaux qui restent. Si la poudre était trop fine, la base serait trop pâteuse. Une astuce consiste à les mettre dans un sac plastique et les écraser au rouleau à pâtisserie. Ce que je n'ai pas fait, ayant très peu de sac plastiques chez moi (quand on a des tendances écolo, on assume). Faire fondre le beurre, le verser sur les biscuits écrasés, et mélanger (avec les doigts!!). Répartir dans le fond du moule (à peu près 5mm de hauteur), et surtout, bien tasser. Placer au four pour 10 à 15 minutes. En sortant le plat, monter la température à 200°.

Préparation de la crème

Le secret est dans la douceur. Si on va trop vite, la pâte devient trop liquide et perd de son moelleux à la cuisson.

Battre le fromage pendant 30 secondes à l'aide d'un robot, pour le lisser. Ajouter en suite les ingrédients un par un, en battant brièvement à la position la plus douce du batteur : sucre, farine, zeste, vanille, puis les oeufs un à un et enfin la crème fraîche, en l'incorporant doucement.

Verser dans le moule, lisser et enfourner pour 15 minutes. Puis baisser la température à 100° et laisser une heure. Enfin, éteidre le four, laisser le cheesecake dedans et le laisser refroidir dans le four, porte entrouverte. Surtout ne pas ouvrir la porte pendant tout le processus de cuisson!

Enfin, sortir du four, et laisser refroidir complètement avant de mettre démouler (très facile avec un moule à charnière), et de placer au frigo, pour un minimum de 12h, une journée si possible. Au moment de servir, zester un citron en faisant des zestes les plus longs et les plus fins possible (retravailler au couteau si nécessaire), en faire un décor au centre du gâteau, puis couper des tranches très fines de citron pour le reste du gâteau. Et franchement, c'est délicieux!!

medium_cheesecake_coupe.jpg

19:45 Publié dans Desserts | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie

samedi, 01 octobre 2005

Gâteau tout simple de marraine

 

medium_gateau_tout_simple_marraine.jpg
 

 

En visite chez ma marraine l'autre jour, elle m'a fait goûter un gâteau tout simple dont elle m'a dit qu'il était très facile à faire, mais surtout très rapide, et très, très bon. Elle ne se souvenait pas exactement où avoir recopié la recette, cela dit.

 

En ce moment, à la maison, nous sommes quatre, ma colocataire Hélène, Sarah, ma meilleure amie en visite, qui ne s'est pas luxé l'épaule mais se l'est faire opérer, en fait, Lucile, ma petite soeur, et moi. J'avais donc envie de faire rapidement un petit dessert pour notre soirée entre filles. Comme j'avais de belles pommes d'un verger familial, il n'en fallait pas plus!

Gâteau tout simple de ma marraine

Pour un moule pas très grand

  • 3 oeufs
  • 120g de farine
  • 1/2 cc de levure
  • 120g de sucre + 2cs de sucre de canne
  • 75g de beurre mou
  • les fruits dont vous avez envie. Pour moi, ça a été une grosse pomme et une poire

Préchauffer le four à 150° Battez les oeufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Ajouter, l'un après l'autre, le beurre, puis la farine, puis la levure. Beurrer le moule, y verser la pâte. Disposer les fruits en quartiers, et les poudrer avec le sucre de canne. Enfourner pour 40 minutes. C'est prêt quand le gâteau est blond. Et c'est délicieux, encore meilleur encore un peu chaud j'imagine...

20:05 Publié dans Desserts | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie

jeudi, 28 juillet 2005

Mon premier crumble, pour Frululus Goulus!

medium_crumblepeche_prune.jpg
mmm... je suis pas sûre que la photo donne envie...

En faisant un tour chez Estelle, j'ai vu ce curieux challenge aux fruits cuits, Frululus Goulus! En gros, il s'agit de donner des idées de desserts aux fruits cuits à une jeune fille amoureuse des fruits d'été mais allergique quand ils sont crus! Ajouté à cela que je mourais d'envie de faire un crumble depuis que j'ai un four, et le dessert de ce soir était tout trouvé!

Crumble pêches-prunes, pour deux gourmands

  • deux pêches bien (trop?) mûres : une jaune et une blanche
  • deux petites prunes jaunes
  • 60g de beurre ramolli
  • 70g de farine
  • 20g de poudre d'amandes
  • 50g de cassonnade + 1cs
  • 1 cs de cannelle

Préchauffer le four à 210° (th.7). Comme s'il ne faisait pas assez chaud.

Laver soigneusement les fruits, les éplucher. Sentir ce parfum incroyable de fruit d'été un peu trop mûr.

Les couper en quartier. Lécher le jus qui vous a coulé sur les doigts.

Beurrer un moule allant au four. Y disposer les fruits. Recouvrir de cassonnade et d'un peu de cannelle.

Préparer la pâte à crumble : mélanger la farine, la cassonnade, la poudre d'amandes et encore un poil de cannelle. Y ajouter le beurre et le travailler jusqu'à ce qu'il ait une consistance sableuse.

En recouvrir les fruits et hop! au four pour 30 minutes en surveillant pour que ça ne noircisse pas. Au besoin recouvrir d'une feuille d'alu.

Admirer le suc des fruits qui caramélise et se mélange au beurre sentir cette odeur délicieuse de fruits cuits et de crumble chaud, se verser un grand verre de lait frais, prendre une grande cuillère et savourer.

Pour une première fois je suis assez contente de moi! En même temps un crumble il paraît que c'est le plus facile des desserts!

 

MAJ 00h22 : Quand on relève le nez de Harry Potter à minuit passé pour reprendre une cuillère d'un dessert qui nous a donné mal au ventre tellement on en a déjà mangé, c'est qu'on a réussi le dessert, non? 

MAJ 08.08.2005. Je crois que le crumble est en trian de devenir un basique de ma cuisine : en dix jours, j'en ai fait trois! Faut dire que mon amoureux adore (et moi aussi, allez!). Mes conseils pour le réussir à tous les coups :

  • en poids, avoir toujours le double du beurre en matière sèche (farine, sucre, poudre d'amandes)
  • ajouter une pincée de sel, selon mon oncle boulanger, une pâte sans sel n'a pas de goût, et c'est vrai!
  • ne vraiment pas hésiter à utiliser un peu de poudre d'amandes, c'est vraiment bon.
  • trop de pâte à crumble tue le crumble... maaaah non, c'est pas vrai!
  • saupoudrer absolument les fruits de cassonnade avant de mettre la pâte dessus : ça fait caraméliser les sucs des fruits...
  • et surtout, tester toutes les combinaisons possibles : après pêche/prunes, nous avons goûté pêche/myrtilles et pommes/mûres(du jardin!)/fruits secs(d'Angleterre!), et tout était divin!

 

21:40 Publié dans Desserts , Trop facile! | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie

mercredi, 13 juillet 2005

Tarte aux pommes à ma façon

medium_logo_council_of_europe.jpg

Et voilà! J'ai commencé lundi mon stage au Conseil de l'Europe. On m'a donné à faire quelque chose de très intéressant, dans mes cordes, mais confidentiel, bien sûr (ouah! la classe, comme dirait ma soeur).

Ca fait tellement longtemps que je voulais bosser un peu dans une Organisation Internationale, je suis comme une gamine excitée. En plus, demain c'est mon anniversaire, alors je vous dis même pas! Mon amoureux m'emmène dîner dans un resto strasbourgeois que j'aodre : La cloche à fromages. C'est un resto où ils servent des plats à base de fromage, et également des plateaux autour d'un thème, servis par un fromager érudit, et coupés dans la plus grande cloche à fromages du MONDE! eh oui messieurs dames...

Donc comme c'est mon anniversaire, j'ai réuni quelques amis hier dans mon nouvel appartement (où toujours pas d'internet, cela dit). Autour de quelques gâteaux, largement inspirés de recettes Marmiton : tarte poire choco, cake citron-pavot (Pascale, Anne, j'ai pensé à vous), muffins aux pépites, pavés au chocolat de ma maman (les pique-nique bloggeuses se souviennent sans doute), et tarte aux pommes. Je vous livre la recette de cette dernière, largement inspirée des tartes de mon enfance, et qui cadre parfaitement avec ma cuisine étudiante : c'est une recette très économique! Juste un truc. Prenez donc le temps de faire la pâte vous même. Je comprends pour la pâte feuilletée, mais la pâte brisée, c'est tellement meilleur, et tellement plus économique!

Tarte aux pommes à ma façon

Pour la pâte:

300g de farine

150g (même un peu plus, dit ma mamie) de beurre ramolli (sorti trois heures avant du frigo)

une pincée de sel

trois cuillères à soupe de sucre (c'est une pâte sucrée)

un peu d'eau

Pour la garniture :

4 belles pommes (des pink lady, c'est très bien)

un oeuf

deux cuillères à soupe de sucre

20cl de crème fraîche

2 cuillères à soupes bien remplies d'amandes en poudre

un cuillère à café de cannelle.

Préparer la pâte : mélanger la farine, le sucre et le sel, puis le beurre ramolli en petits dés que l'on travaille du bout des doigts pour une texture encore assez effritée. Ajouter de l'eau pour obtenir une pâte lisse. Faire reposer une heure minimum au frigo.

Préchauffer le four à 200° (th.7)

Etaler la pâte, et la placer dans le moule préalablement garni de papier sulfurisé

Couper les pommes en tranches fines, dresser le fond de tarte et placer au four 45 minutes.

Quand la pâte commence à être bien dorée, préparer la mixture suivante:

Battre l'oeuf et le sucre, puis ajouter la crème, les amandes et la cannelle.

Garnir la tarte de ce mélange, en commençant au milieu, et bien répartir.

Baisser la température à 180 degrés (th.6), et laisser cuire encore 15 minutes max.

Bon appétit!

Je n'ai malheureusement pas de photos, faut vraiment que je me remette à en prendre!

Bon, je retourne au boulot...

11:50 Publié dans C'est la fête! , Desserts , Divers | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note