vendredi, 13 janvier 2006

Velouté de céleri acidulé

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N'allez pas croire que je vous oublie : c'est simplement que mes révisions sont prenantes. Pourtant, il faut bien se nourrir, et j'ai donc quelques recettes sous le coude que je mettrai en ligne bientôt. Période de révisions, donc, et il faut bien faire le plein de vitamines et de bonnes choses pour tenir le coup. Je n'irais pas jusqu'à dire que le chocolat ne passe pas par moi en cas de coup de stress, par contre, ce qui est certain, c'est que les bonnes soupes redonnent le moral à l'étudiante la plus déprimée.

Ma coloc et moi, ce midi, on a donc opté pour l'option soupe. J'allais l'engloutir en quatrième vitesse sur un coin de table, quand Hélène m'a dit "Bah, tu prends pas de photo?". Moi je vous le dis : quand on a l'impression de faire chier son monde à prendre 12 000 photos à chaque fois qu'on se met à table, c'est une remarque qui fait chaud au coeur. Donc paf, je prends la photo, et boum! (notez les onomatopées), la première est la bonne.

J'ai donc eu envie de faire une soupe de céleri. Comme nous disions en la préparant, c'est curieux comme le céleri (-rave, j'entends), est un légume déprécié, voire franchement haï. Cela a sans doute à voir avec des générations de gamins mangeant du céleri détrempé par une sauce peu ragoûtante dans une cantine qui l'est encore moins. Voire un peu rougi dans les coins. Si si, vous voyez ce que je veux dire : le céleri remoulade de la veille qui n'a déjà pas trouvé preneur et que la matrone derrière le comptoir vous ressert sans vergogne . Cela dit, dans ma cantine, la matrone était un petit monsieur aux origines indiennes, je crois. Mais il y avait aussi une matrone à côté.

Ah, c'est certain, le céleri a le goût de l'enfance. Pour moi, c'est un souvenir double : celui de la matrone, donc, mais aussi (et surtout), la salade de céleri de ma grand-mère, avec une sauce maison (plus mayonnaise que rémoulade, d'ailleurs, je pense) savoureuse et bien poivrée. Longtemps, je n'ai connu le céleri que comme ça, en salade. Et puis un jour, dans un restaurant, j'en ai mangé en soupe. Un choc. Le céleri ne se mange donc pas que sous forme de vermicelles?

J'ai donc cessé de considérer le céleri comme un légume qui ne se mange qu'en salade, en entrée ou accompagnant un pot-au-feu, râpé par les mains de ma grand-mère. C'est un légume comme un autre, que je pouvais donc acheter -et cuisiner- moi même, comme une grande! J'en ai fait, pour ma première fois, une purée. Ce midi, c'était donc une soupe.

Velouté de céleri acidulé
pour quatre portions (n'hésitez pas à congeler, dans une bouteille en plastique)
environ 30 minutes

  • 1 demie boule de céleri-rave
  • 1 oignon
  • 1 pomme granny smith
  • 1,5 litre de bouillon (maison ou avec un cube)
  • Sel, poivre, piment d'espelette
  • une pincée de ciboulette
  • crème fraîche légère liquide
  • huile d'olive

Faire blondir à feu doux dans une grande casserole l'oignon émincé. Ajouter le céleri épluché et coupé en lamelles pas trop épaisses, et les pommes itou. Saler, poivrer, piment d'espeletter. Ajouter un litre et demi de bouillon, et laisser cuire à feu moyen pendant environ 15 minutes. Mixer. Vérifier l'assaisonnement, et faire une jolie déco avec un peu de crème et une pincée de ciboulette. Dégustez!

Le goût acidulé de la pomme donne un plus à cette soupe vraiment onctueuse. Bon appétit!

 

PS. Je vous annonce (très fièrement) la naissance d'un nouveau blog, sans doute un des premiers d'une blogosphère bientôt naissante : L'Illiade en Coulisses. Il s'agit d'un blog sur les coulisses d'une salle de spectacle, l'Illiade (dont je vous ai déjà parlé... là!) avec ses petites et ses grandes histoires. Déjà parus : des portaits d'acteurs, d'explorateurs, de passionnés... Et tellement plus à venir. Vous me sentez enthousiaste, et peut-être un peu partiale? Bah, c'est normal, c'est mon papa qui écrit!

23:40 Publié dans Soupe toujours! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gastronomie, soupe, recette, céleri, cuisine, recette de cuisine, cuisine étudiante, ma cuisine étudiante

mardi, 15 novembre 2005

Comfort food : Soupe d'automne, galettes poires-piment d'Espelette

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Peut-être vous demandiez-vous où j'étais passée... Eh bien, mes pieds sous mon bureau, et ma tête en Irlande...

Difficile ce retour. J'ai eu un peu de vague à l'âme, en particulier cet après-midi. Mon amoureux a enfin eu son ordinateur (merci Chrono), mais nous nous sommes rendus compte qu'on ne peut faire fonctionner nos webcams, sa résidence ayant installé un pare-feu. Moment de spleen. Mais ça va bien mieux maintenant. Blues passé. La meilleure preuve? J'ai eu envie de faire la cuisine!

J'avais envie d'un truc bien chaud et bien consistant pour réchauffer mon petit corps tout froid (il fait glacial à Strasbourg!) et mon petit coeur encore un poil tristoune. La comfort food d'excellence, la soupe, était toute indiquée.
Une bonne soupe avec plein de trucs à manger dedans. Quelques châtaignes achetées deux jours avant traînaient par-ci, une virée à l'épicerie pour du potiron par là, des idées tout en cuisinant, j'avoue que je me suis bien changé les idées (exactement ce que tu m'avais dit de faire, non?).

Je vais vous raconter ma soirée...

J'ai commencé par faire un tour dans ma cuisine pour voir ce qui m'inspirait pour ma soupe. Quelques carottes, quelques courgettes... Mmmm... C'est pas avec ça que je vais réussir à remonter mon petit moral. J'ai envie de textures différentes, de saveurs étonnantes, de réconfort.

Je suis partie des châtaignes. Elles attendaient sagement leur tour de passer à la casserole. Et je me suis dit quelle aimeraient sans doute être mariées à un peu de potiron. Le temps de descendre (en fusée, il fait vraiment très froid) à l'épicerie du coin pour une tranche de potiron, et c'est parti.

Ma coloc et moi avons commencé par inciser les châtaignes, pour les faire cuire à l'eau bouillante. Puis, j'ai émincé grossièrement un oignon, râpé une gousse d'ail que j'ai fait revenir à tout petit feu dans une grosse casserole, avec une pommes de terre et une pomme, coupées en morceaux, sel, et poivre.

Environ 5min après l'ébullition, j'ai sorti les châtaignes du feu, et je les ai laissées dans l'eau chaude. Impératif pour les peler!! En attendant que l'eau refroidisse un peu (quand même!), j'ai pelé mon potiron, l'ai tronçonné, et il a rejoint les légumes dans la casserole. J'ai commencé à peler les châtaignes et franchement, pour une première fois, c'était.... douloureux! J'en ai encore l'extrémité des doigts insensibles! Le bruit devenant fort dans ma casserole, j'ai ajouté un litre d'eau et un bouillon de volaille, et je suis retournée à mes châtaignes.

L'eau bout, j'ajoute une cuillère à café de cannelle, et une demie de piment d'espelette.

Je retourne à mes châtaignes.

Les légumes sont cuits.

Je retourne à mes châtaignes.

Bon, je n'exagère pas, mais ça a été très agréable. J'ai mis le nouveau McCartney en fond sonore (oui papa, c'est moi qui l'ai), et je me suis vraiment changé les idées. Quand les légumes ont été tellement cuits qu'ils en étaient décomposés, j'ai pu (enfin) ajouter mes châtaignes, en en gardant quelques unes pour la présentation (que j'ai naturellement oubliées au moment de faire la photo...).

Voir ces légumes en lambeaux m'a donné envie d'en goûter les saveurs ensemble, mais pas trop mélangées. J'ai donc écrasé certains légumes à la fourchette, donné un coup de girafe de deux secondes, et il restait un mélange incroyablement appétissant de morceaux de pommes de terres, de potirons, de pommes, d'oignons et de châtaignes. J'ai ajouté un trait de miel, et j'ai encore laissé bouillir à petit feu.

En voyant des poires qui traînaient par là, et après avoir sorti un pain aux noix du congélateur, j'ai eu envie d'un petit truc en plus. Epicé. Fin. Gling! Idée! J'ai mis quatre tranches de pain au grille-pain, sorti la poêle à blinis offerte par ma maman et jamais utilisée, battu deux oeufs avec sel, poivre, et une bonne dose de piment d'espelette, huilé légèrement (au pinceau!) quelques unes des formes à blinis, coupé quelques tranchettes de poires, versé un peu d'oeuf, et fait croustiller tout ça...

Au final, un grand bol de soupe savoureuses aux textures multiples et aux odeurs réconfortantes, avec une mini-omelette sur le meilleur pain du monde, celui de mon tonton. Elle est pas belle la vie?

Soupe d'automne : pour trois bols (bah oui, il en reste un pour demain!)

  • 400g de chair de potiron
  • 500 g de châtaignes (avant pelage)
  • 1 pomme de terre
  • 1 oignon
  • 1 pomme
  • 1 gousse d'ail
  • 1L d'eau
  • 1 bouillon de volaille
  • 1cc de cannelle
  • 1/2 cc de piment d'espelette (ou du poivre, ça va aussi, hein)
  • 2 cs de miel liquide
  • sel, poivre, huile d'olive
  • même pas de crème! même pas de lait!

Mini-omelettes craquantes sur toast

  • deux oeufs
  • une tranche de poire coupée en fines lamelles
  • 1/2 cc de piment d'espelette
  • sel, poivre
  • quatre tranches de bon pain

 Si vous n'avez pas de poêle à blinis (quelle surprise;)!), vous pouvez essayer dans une grande poêle en ne mettant que de petits tas de liquide à chaque fois.

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vendredi, 21 octobre 2005

Soupe de potimarron

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L'autre soir, quand Hélène avait son amie Justine à la maison, nous avons toutes les trois eu une envie subite de soupe de potimarron. Curieux, comme les envies se rejoignent... Après avoir consulté ma petite soeur qui décréta que la forme de soupe lui allait, toute autre consomation du potimarron étant exclue, nous étions donc partie pour une bonne soupe!

Cette soupe a bénéficié d'influence diverse. La première, qui a suscité questions et commentaires, pour être largement approuvée par la suite, est celle d'Anne, qui disait toujours mettre un peu de cannelle dans cette soupe. La deuxième est celle de Justine qui était là, et dont la maman ajoute un peu de semoule à la soupe.

Au final, ça a été parfait. La saveur assez forte du potimarron était enrichie par la cannelle, mais adoucie par la semoule... Non, vraiment, très très bien...

J'en profite pour faire un aparté. De nombreuses personnes venant sur ces pages, étudiants ou étudiantes, trouvent que mes recettes utilisent de trop nombreux accessoires. Certes, un four, un batteur, un mixeur ne sont pas dans toutes les cuisines étudiantes, mais, la cuisine étant une passion pour moi, je possède ces instruments comme un passionné de tennis possède trois raquettes, comme un passionné de jeux vidéos en a des tonnes, comme un passionné de ciné s'en paie deux par semaine...

Bref. Toujours est-il que tous ces instruments ont été récupérés ou offerts à certaines occasions. Amis étudiants qui voulez varier les plaisirs sans dépenser trop d'argent, faites le tour de vos mamans, marraines, tantes, grand-mères (ou papas, parrains, oncles et grand-pères, bien sur!). Je suis sûre que vous trouverez si vous le voulez des instruments qui ont été délaissés au profit de plus récents... Moi, j'ai trouvé, en tout cas! Dans le cas présent, ma tige à mixer les soupes est pas neuve, mais elle marche au poil, et elle ne m'a rien coûté! Merci maman!

Revenons à nos potimarrons... 

Soupe de potimarron aux influences multiples

pour quatre personnes

matériel spécifique : une tige à mixer plus toute jeune 

  • 1 potimarron d'environ 800g entier
  • 1 oignon
  • 3/4 L de lait, 1/4L d'eau
  • 2 cs de semoule
  • 1 cs rase de cannelle moulue
  • Sel, poivre, huile d'olive
  • 4 cc de crème épaisse

 

Peler le potimarron. Le nettoyer de ses pépins (faire éventuellement comme chez Omelette) Le couper en gros morceaux - sans doute la phase la plus "dure";).

Dans un filet d'huile d'olive, faire revenir quelques minutes les morceaux de potimarron avec un oignon grossièrement coupé en morceaux. Saler et poivrer.

Ajouter le liquide (eau+lait), et laisser cuire à gros bouillons (en surveillant!!) pendant 20 minutes, avec une cs de cannelle.

Quand une pointe de couteau peut transpercer un morceau de potimarron sans résistance, les légumes sont cuits. Mixer. Ajouter deux cs de semoule (oh, allez... trois!).

Laisser gonfler le temps de mettre la table. Prendre le temps de humer le parfum de cette délicieuse soupe, et servir avec une cuillère de crème épaisse.

Bon appétit! Merci Anne, merci Justine pour ces bonnes idées!

12:50 Publié dans Soupe toujours! | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

vendredi, 07 octobre 2005

Soupe de courgettes "with a twist" - une variante

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Aujourd'hui, une variante de la soupe de courgettes que vous avez peut-être déjà dégustée.

Je suis un peu malade en ce moment, et une bonne soupe le soir, ya que ça de vrai. Il ne me restait qu'une énorme courgette comme légume à faire en soupe, et je me suis dit argh! ça va pas aller pour mon blog, je peux pas leur donner deux fois de suite la même recette! Clothilde avait fait un billet sur ce phénomène des foodbloggers qui cuisinent en fonction des recettes qu'ils ont déjà mises en ligne, mais je ne le retrouve plus. Ames charitables, veuillez me l'indiquer! Allez Clothilde, on va dire que cette recette est pour toi, qui aime les soupes et les courgettes...

Variante de la soupe, donc : remplacer le bouillon de volaille par du bouillon de légumes, ajoutez deux pommes bien acides pelées et coupées en morceaux. Au moment de servir, une cuillère de crème épaisse, et deux fines tranches de bleu. Bon, d'accord, je me suis pas foulée, mais franchement... C'est si bon.

07:30 Publié dans Soupe toujours! | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

jeudi, 29 septembre 2005

Soupe de Champignons aux dés de poire

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Voilà, à Strasbourg, l'automne s'est définitivement installé. Hier soir, il pleuvait dans mon coeur comme il pleuvait sur la ville, comme il pleuvait sans aucun doute à Dublin où mon amoureux s'était envolé dans la matinée. J'avais envie, besoin, d'une chaleur que je ne pouvais pas avoir par une étreinte. Aux grands maux les grands remèdes, une soupe!

Ma petite soeur chérie (que j'accueille pour quelques jours) m'ayant assuré de sa tolérance pour la soupe de champignons, j'avais mon idée.

Soupe de champignons aux dés de poire

pour trois personnes (ma chtite soeur, donc, ma coloc et moi même)

  • matériel spécifique : une tige à mixer
  • 400g de champignons de Paris
  • 2 petites pommes de terre
  • 1 poire
  • 2 échalotes
  • 1L d'eau, 25ch de lait
  • 1 cube de bouillon de volaille
  • piment d'Espelette, sel, poivre, huile d'olive

Dans une grande casserole, faites revenir environ 10min dans un peu d'huile d'olive les oignons, les pommes de terre pelées coupées en dés et les champignons, auparavant débarassés de leur pelure. Surveiller pour que ça ne crâme pas.

Ajouter le litre d'eau, le lait et le bouillon, saler, poivrer, piment d'espeletter.

Laissez chauffer à petit bouillons. Attention, ça monte! Pendant ce temps, détaillez une poire en petits cubes

Piquer les pommes de terre pour tester la cuisson. Quand elles sont cuites, mixer la soupe jusqu'à ce qu'elle soit bien crémeuse.

Servir la soupe en ajoutant les morceaux de poire.

Coût total de la recette: environ 3,50 euros (comme dirait l'autre : ça coûte pas plus cher de bien manger!)

C'est une recette que j'aime vraiment beaucoup, et hier soir, elle m'a réchauffé le coeur, juste avant d'aller en cours (j'ai des horaires de cours assez bizarres cette année). Quand je suis rentrée, à peine le temps de m'installer que Sarah, ma meilleur amie installée à Grenoble, me faisait la surprise immense de débarquer chez moi pour me remonter le moral. Finalement, ça a été une soirée moins triste que ce que je pensais au départ...
Mais il manque quand même un ptit bout.

22:40 Publié dans Soupe toujours! | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note